L’idée d’un nouveau plan d’aide fait son chemin aux Etats-Unis
Un mois après l'élection présidentielles américaine, le débat sur un nouveau plan d’aide économique refait surface. Mardi, un groupe de parlementaires républicains et démocrates des deux chambres du Congrès des Etats-Unis a présenté un plan de soutien à l'économie américaine de 908 milliards de dollars (754 milliards d’euros) face à la crise du coronavirus. Ce plan prévoit notamment 228 milliards supplémentaires pour les dispositifs de chômage partiel dans l’hôtellerie, la restauration et les PME.
L’administration Trump et la majorité démocrate à la Chambre des représentants n’étaient pas parvenus à s’entendre sur ce sujet avant la présidentielle américaine du 3 novembre, remportée par le démocrate Joe Biden.
De fait, la pression va croissant sur le Congrès américain pour adopter un nouveau plan d’aide. Auditionné au Sénat mardi, Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, a appelé à un plan d’aide ciblé pour les ménages et les entreprises, soulignant qu’avec 10 millions de personnes encore sans emploi, le chiffre est plus important qu’au plus fort de la crise financière de 2008. Depuis des mois, le président de la Fed presse le Congrès de voter un nouveau plan de soutien économique prenant le relais de celui de 2.200 milliards de dollars adopté en urgence fin mars.
De son côté, le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a demandé au Congrès de puiser dans 455 milliards de dollars de fonds de secours d’urgence inutilisés pour alimenter une nouvelle série de soutien aux ménages et entreprises.
Joe Biden lui-même a exhorté mardi les élus du Congrès à adopter «un plan d’aide solide pour répondre aux besoins urgents», a-t-il déclaré lors de la présentation de ses candidats aux postes clés du pilotage de l'économie. Il estime que l’adoption du programme présenté mardi par le Congrès ne sera «au mieux qu’un point de départ».
«Mon équipe de transition travaille déjà sur ce que je proposerai au prochain Congrès pour répondre aux multiples crises que nous affrontons, en particulier nos crises économique et sanitaire», a-t-il déclaré depuis son fief de Wilmington, dans le Delaware, avec à ses côtés l’ancienne présidente de la Réserve fédérale Janet Yellen, sa potentielle secrétaire au Trésor, une nomination qui doit encore être confirmée par le Sénat.
Ses conseillers plaident pour un plan de relance global capable de soutenir l’emploi, réduire les inégalités et venir en aide aux femmes et aux minorités, particulièrement touchées par la crise.
Plus d'articles du même thème
-
Andy Burnham veut changer le modèle politique et économique du Royaume-Uni
Cette profonde transformation pour mieux répartir le pouvoir, réindustrialiser le pays et instaurer une nouvelle collaboration, reste à décliner en mesures concrètes. Le nouveau premier ministre doit encore constituer son gouvernement, mais la nomination surprise du très expérimenté John Healey au poste de ministre des Finances peut rassurer les marchés. -
Les investisseurs scrutent le risque politique français
Le spread entre l’OAT et le Bund a progressé à 80 pb après la décision de justice qui a ouvert la voie à une candidature de Marine Le Pen à l'élection présidentielle. Les investisseurs étrangers s’inquiètent. D’autres échéances politiques, comme l'arrivée d'Andy Burnham au pouvoir au Royaume-Uni, animent également les marchés. -
La faiblesse du yen ne se dément pas
En dépit des rumeurs d’une possible intervention sur les marchés de changes, la devise japonaise reste très faible en lien avec la politique monétaire du Japon et l'écart avec les taux américains.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreRetraites : le courage de sortir des faux débats et de proposer de vraies solutions
La question fondamentale est d’une simplicité désarmante : comment financer durablement un système de retraite par répartition lorsque nous vivons toujours plus longtemps et que le nombre d’actifs par retraité diminue continuellement ? -
Dernière minuteReprise de Fibre Excellence : l’échec de Matthieu Pigasse et le mystérieux nouveau candidat
L’offre de reprise de Fibre Excellence déposée par Matthieu Pigasse a été rejetée par le tribunal de commerce, mais une nouvelle offre, uniquement pour l’une des deux usines du groupe industriel, a été déposée à la dernière minute -
Ambassadeur convoqué pour « ingérence » : ce qu’il faut savoir des tensions diplomatiques entre la France et l’Iran
Téhéran a dit lundi avoir convoqué l’ambassadeur de France après l’arrestation de deux diplomates accusés d’avoir « interféré dans les affaires intérieures » de l’Iran.