Les Conservateurs britanniques triomphent aux élections législatives
Les marchés financiers s’attendaient à une victoire du parti Conservateur mené par Boris Johnson lors des élections législatives du 12 décembre. Ce fut un véritable raz-de-marée. Après dépouillement dans 642 circonscriptions sur 650, les Tories avaient déjà remporté ce matin 358 sièges, s’assurant d’ores et déjà une confortable majorité absolue. Sans surprise, la livre sterling progressait à 1,346 dollar ce matin vers 3h30 après une projection réalisée par la BBC, soit son plus haut niveau depuis juin 2018, et à 1,203 euro, un plus haut depuis décembre 2016. La victoire a été acquise aux dépens des Travaillistes, qui ont perdu des circonscriptions ouvrières détenues depuis des décennies. Au final, le parti de Jeremy Corbyn n’avait remporté au petit matin que 203 sièges. Les Libéraux démocrates ont également subi un échec cuisant en n’obtenant que 11 sièges. Sa responsable, Jo Swinson, a perdu le sien en Ecosse au profit du Parti national écossais SNP qui a réalisé un sans faute en décrochant jusqu’à présent un total de 48 sièges, soit 13 de plus que sous le précédent Parlement. Pour Boris Johnson, ce résultat semble valider la stratégie menée depuis sa prise de fonctions en juillet : le Premier ministre britannique est parvenu à renégocier l’accord de retrait du Royaume-Uni avec l’Union européenne et convaincu son parti aussi bien que les électeurs de le suivre. Sa victoire met aussi fin à trois ans et demi d’incertitudes : le Royaume-Uni sortira de l’Union européenne le 31 janvier prochain. Cette victoire sans appel donne aussi au Premier ministre les coudées franches pour négocier la deuxième phase des négociations, visant à définir les relations futures entre le bloc européen et le Royaume-Uni. Dans l’intervalle, la première mission de Boris Johnson sera de détailler son agenda législatif lors d’un discours de la Reine prévu le 19 décembre. Le Premier ministre pourrait aussi très rapidement soumettre, sans doute avant Noël, l’accord sur le Brexit aux 650 députés de la Chambre des Communes. Pour l’opposition travailliste, l’heure est clairement aux bilans : le résultat des élections législatives signe la quatrième défaite consécutive pour le parti Labour, qui n’a pas gagné depuis 2005, et sa pire défaite électorale depuis 1935. Très impopulaire, le responsable du parti Jeremy Corbyn a d’ores et déjà pris la mesure de cet échec cuisant : il a indiqué qu’il ne dirigerait pas le parti lors de prochaines élections.
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