Les collectivités veulent que leur agence de financement soit opérationnelle dès 2013
Les collectivités locales veulent que la nouvelle majorité crée au plus vite leur agence de financement des investissements. Les dernières enquêtes sur l’accès au crédit bancaire ne font que renforcer leurs inquiétudes sur leur capacité à investir et à soutenir l’économie locale.
«Pour que l’agence soit opérationnelle dès 2013, il est indispensable que le gouvernement dépose un projet de loi dès le début de la prochaine législature», ont réaffirmé les associations représentant les collectivités la semaine dernière. Elles ont déjà planché sur la forme que prendrait cette agence et affirmé qu’elles tiendraient compte des demandes d’améliorations exigées par le précédent gouvernement.
Les élus comptent sur le nouveau président pour passer à l’action car François Hollande soutient le projet: «Je veux laisser aux collectivités le choix de leurs financements et pour renforcer la concurrence entre les offres de prêts, je suis convaincu qu’une agence de financement des investissements locaux peut-être un complément utile», a-t-il déclaré à l’Association des maires de France (AMF) en mars.
Les élus redoutent que le manque de financement bancaire s’élève à 7, voire 9 milliards d’euros en 2012, alors que le besoin des collectivités est estimé à 17 milliards d’euros. En moyenne, les banques ont proposé aux départements 35% de ce qu’ils demandaient pour des emprunts à long terme, contre près de 50% l’année dernière, selon une enquête menée par l’Assemblée des départements de France (ADF). Pour les lignes de trésorerie, le taux moyen est passé de 74% à 44% entre 2011 et 2012. Ces chiffres sont cependant à prendre avec précaution car l’échantillon de départements interrogés cette année est très réduit.
L’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF) a quant à elle enquêté auprès de 51 grandes villes et communautés. Elle constate que les grandes villes comptent investir et emprunter moins cette année. Les élus se plaignent notamment d’un renchérissement des conditions financières «le seuil des 250 points de base est désormais largement franchi», selon l’association.
Pour 2012, le précédent exécutif a fait débloquer par la Caisse des dépôts une enveloppe exceptionnelle de 5 milliards d’euros. Et les collectivités doivent bientôt lancer une émission obligataire groupée. Cependant une «telle opération n’est pas une solution pérenne» préviennent les associations.
Plus d'articles du même thème
-
Le choc sur les taux inquiète les gérants crédit
Le Panel Crédit de L’Agefi se montre d’autant plus prudent sur les spreads, ce mois-ci, que la forte hausse des taux souverains commence à avoir un impact qui incite à la sélectivité. -
Les gestions anticipent toujours une résistance des Bourses
Les Bourses japonaises et américaines devraient à peine progresser sur les six prochains mois. Paris dispose de près de 4% de potentiel de hausse, juste de quoi effacer le retard accumulé depuis le début de l’année. -
Les gérants affichent toujours un portefeuille offensif
Les actions pèsent encore 50%, tandis que l’obligataire progresse de deux points à 43%. Signe de relative confiance, la poche de cash retombe sur ses plus bas.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- CNP Assurances fait un nouveau pas en dehors du réseau de La Banque Postale
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- Le prix du pétrole retombe sous 100 dollars le baril
- L’IA ne sait pas lire correctement les résultats du CAC 40
Contenu de nos partenaires
-
Alignement des planètesUne rencontre entre Xi, Trump et Poutine à Shenzhen, une possibilité de plus en plus crédible
Le rééquilibrage des relations entre Pékin et Washington pourrait ouvrir la voie à des discussions entre Américains, Chinois et Russes en marge du sommet de l'APEC mi-novembre -
Très chers voisinsL’Italie, victime collatérale de la crise obligataire française
Rome n’a pas le problème budgétaire de Paris, mais la profondeur de son marché et le poids de sa dette en font un canal naturel de transmission du choc que peut déclencher la France -
InterviewJean-Pierre Farandou : « Nous allons prélever 2 milliards d'euros sur l'Unédic »
Le ministre du Travail défend le budget du gouvernement présenté jeudi. Il annonce aussi une nouvelle ponction du régime de l'assurance-chômage et précise les contours de la négociation sur les arrêts de travail, en cours de lancement