Les banques françaises moins sensibles à la nouvelle donne réglementaire
Avec les nouvelles règles de calcul sur les actifs pondérés du risque publiées par le comité de Bâle et la Commission européenne, les établissements français devraient tirer leur épingle du jeu comparativement à leurs homologues. Selon une étude de Credit Suisse, les encours pondérés du risque au sein du secteur devraient croître de 479 milliards d’euros, augmentant le montant des fonds propres requis et pouvant affecter en moyenne le ratio tier one de 0,9 point. Côté français, BNP Paribas (BNP) et la Société Générale (SG) devraient voir leurs encours croître de 3,2 % et 6,4 %, l’impact négatif sur leur ratio tier one pouvant être de respectivement 0,2 et 0,4 %. En revanche, des établissements comme Deutsche Bank, UBS ou Barclays verraient leurs encours bondir de 28,2 % (impact sur le tier one de 1,7 %), de 23,5 % (1,9 %) et 18,1 % (1,1 %)
« Les autorités de régulation françaises semblent avoir anticipé ces nouvelles règles en ayant d’ores et déjà doublé le minimum standard requis en termes de capitaux », explique le bureau d’études.
Le risque de marché réglementaire se révèle moindre chez les banques françaises. « Dans le secteur, les actifs présentant un risque de marché réglementaire représentent entre 5 et 10 % de l’ensemble des actifs pondérés du risque », explique Credit Suisse. Ce pourcentage s’élève à 6,5 % pour SG et dépasse légèrement les 4 % pour BNP, contre plus de 13 % et 9 % chez HSBC et Royal Bank of Scotland. « Avec les changements légaux à venir pouvant tripler les charges capitalistiques, le potentiel d’une réduction significative du ratio tier one est des plus significatifs», poursuit Credit Suisse.
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