Les banques et les Etats pourraient faire le tri dans leurs participations
Le renforcement de la régulation du secteur financier en Europe va inciter les établissements de crédit et les assureurs à alléger leur bilan au cours des prochains mois. Soucieux de réduire la dette publique, des gouvernements pourraient se désengager de certaines de leurs participations cotées, si toutefois cela ne donne pas lieu à la constatation de moins-values trop importantes.
Dans ce contexte, le bureau d’analyse d’Exane BNP Paribas a recensé par secteur les principaux groupes susceptibles de faire l’objet de cessions de titres sur le marché. Les entreprises françaises y figurent en bonne place (voir tableau), puisqu’elles représentent plus de la moitié de la vingtaine d’entreprises européennes concernées par des retours de titres potentiellement supérieurs à 1 milliard d’euros.
La finance, l’immobilier, les télécoms, les infrastructures, ou l’aéronautique et la défense ressortent globalement du lot. Mais des considérations politiques rendront improbables des cessions de titres dans les trois derniers secteurs. La cession des 8% du FSI dans Aéroports de Paris est jugée possible par le bureau d’analyse, tandis que dans les télécoms, seule la Caixa a indiqué que sa participation de 5,1% dans Telefonica, valorisée actuellement 350 millions d’euros, n’était pas stratégique.
La probabilité d’un débouclage de la participation croisée entre BNP Paribas et Axa est en revanche jugée beaucoup plus élevée, de même que la cession des 3,8% du Crédit Agricole (pour 732 millions d’euros) dans Intesa Sanpaolo. Des désengagements devraient enfin toucher le secteur immobilier. BNP Paribas a récemment annoncé être prête à céder ses parts dans Klépierre, tandis que des banques espagnoles actionnaires de Gecina pourraient également être tentées de réduire leur participation dans la foncière.
{"title":"","image":"77716»,"legend":"participations publiques et bancaires dans les groupes fran\u00e7ais»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Volkswagen songe à supprimer jusqu’à 100.000 emplois dans le monde
La refonte du groupe automobile, qui toucherait l’ensemble de ses marques, entraînerait des réductions supplémentaires de coûts et des investissements révisés à la baisse. -
Le tribunal arbitral apporte un premier soulagement à Scor dans l'affaire Covéa
Par une décision rendue jeudi 25 juin, le tribunal arbitral met un terme à près de quatre ans de conflit entre Scor et Covéa portant sur des accords de rétrocession en réassurance vie. Une avancée pour le réassureur dont le cours de Bourse avait souffert de l’affaire, mais pas la fin de l’histoire. D’autres procédures liées sont encore en cours. -
Les fonds Obligations Euro toutes maturités à la loupe #172
La tendance baissière se poursuit sur ces fonds avec une moyenne des performances sur douze mois de +1,91%.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
Contenu de nos partenaires
-
« Un vote historique » : comment Zohran Mamdani a réussi à geler les loyers à New York
Jeudi soir, une commission de la Ville a voté le gel des loyers des logements régulés. Un vote historique sur une promesse de campagne du maire démocrate, mais controversé -
Pourquoi le gouvernement reporte l'examen du projet de loi « Etat local »
Face à l’opposition des élus locaux et des experts, le gouvernement de Sébastien Lecornu recule sur un transfert inédit de fonctionnaires à l’autorité préfectorale -
Défaillances dans l’enseignement supérieur privé : un nouveau rapport accablant
Un nouveau rapport d’inspection publié ce vendredi constate des dérives et formule des propositions pour mieux réguler le secteur de l'enseignement supérieur privé. Quelque 400 000 étudiants y sont scolarisés