Les actionnaires étrangers perdent du poids au CAC 40
Les investisseurs étrangers pèsent moins dans le CAC 40. Selon l’étude annuelle de la Banque de France publiée ce jeudi, à la fin de 2020, année marquée par la chute des Bourses au printemps avec le Covid puis par un fort rebond, les non-résidents « détenaient 667 milliards d’euros d’actions des sociétés françaises du CAC 40, sur une capitalisation boursière totale de 1.672 milliards d’euros, ce qui correspond à un taux de détention de 39,9 %, en baisse pour la septième année consécutive ». En 2019, la part des non-résidents s’élevaient à 40,6%, après un pic de 47,8% en 2013.
Les investisseurs non résidents proviennent principalement de la zone euro (43,9 %), dont la part progresse, et des États-Unis (32,4 %).
Hors CAC 40, la participation des non-résidents dans les sociétés françaises cotées a baissé de 1,4 point en 2020. Sur l’ensemble des actions cotées françaises, le taux de détention par les non-résidents diminue de 0,8 point de pourcentage pour s’établir à 36,1%.
Les investisseurs étrangers ont fait le tri dans leurs portefeuilles. « Le secteur Technologies et télécoms enregistre une hausse de sa part de détention non résidente de 5,1 points de pourcentage », indique la Banque de France, alors qu’à l’inverse, « la part de détention non résidente du secteur Sociétés financières recule de 3,5 points de pourcentage ». Le secteur Pétrole, gaz, matériaux et industries reste le plus investi par les non-résidents.
Les actionnaires étrangers pèsent nettement plus lourd sur les autres marchés européens. Le record est aux Pays-Bas avec un taux de détention de 85%, suivis par le Royaume-Uni (65,3%), la Belgique (62,8%) et l’Allemagne (57,4%).
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