Le visage du nouveau président de la Fed se dessine
Avant le verdict final de Donald Trump attendu avant le 3 novembre, les noms de Jerome Powell et de John Taylor semblent se détacher des autres.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
Qui succédera à Janet Yellen pour présider la Fed ? Réponse le 3 novembre.
-
Janet Yellen accompagnée des anciens présidents Alan Greenspan
L’étau se resserre. Après avoir rencontré une liste de cinq candidats à la succession de Janet Yellen au cours des deux dernières semaines (Jerome Powell, Kevin Warsh, Gary Cohn, Janet Yellen elle-même et John Taylor), le président américain Donald Trump devrait rendre son verdict avant le 3 novembre. Les dernières rumeurs de presse, et les paris des investisseurs, placent comme favori Jerome Powell, qui serait soutenu par le secrétaire d’Etat au Trésor américain, Steven Mnuchin. En tant qu’actuel membre du Board de la Fed, Jerome Powell est aussi membre du Parti républicain, et a voté l’ensemble des dernières décisions du FOMC. Il fait ainsi figure de candidat le plus crédible à la poursuite de la politique de resserrement monétaire progressif menée actuellement par la Fed.
John Taylor aurait impressionné Donald Trump
«Si Jerome Powell succède à Janet Yellen, les marchés devraient être soulagés car il s’agit d’un choix qui va dans la continuité de l’action de la Fed, qui a démarré son programme de réduction de la taille de son bilan. Parmi les autres candidats, certains ont un profil nettement plus ‘faucon’», estime Aurel BGC. La partie longue de la courbe de rendements des Treasuries américains a subi des pressions à la hausse au cours de la semaine dernière avec la montée des rumeurs voyant John Taylor présider la Fed, car il est considéré comme le candidat le plus faucon avec sa règle suggérant des taux neutres à des niveaux bien plus élevés que ceux qui prévalent actuellement. Les taux à 10 et 30 ans se sont tendus d’environ 10 pb la semaine dernière pour remonter à des niveaux de 2,37% et 2,89%.
Donald Trump se serait dit «impressionné» par John Taylor lors de leur entrevue. Les économistes ont donc scruté les déclarations les plus récentes de leur confrère pour estimer quelle orientation prendrait la politique monétaire de la Fed sous sa présidence. «Son opinion sur le fait que le taux neutre n’a pas changé depuis la crise à 2%, et sa volonté de retour à une politique monétaire plus normale suggèrent qu’il est faucon, même s’il reste un votant parmi 12, et devra convaincre les 11 autres. L’estimation du taux neutre de la Fed elle-même montre des taux Fed funds à 1,77%, supérieurs d’environ 65 pb à son niveau actuel», estime SG CIB.
Les dernières prévisions du FOMC ont révélé que le plus agressif de ses membres voit les taux à seulement 3,4% en 2019, soit un rythme de resserrement relativement modéré.
Le taux d’inflation annuel s’est maintenu aux Etats-Unis en juillet pour le 65e mois consécutif bien au-dessus de l’objectif de 2% de la Réserve fédérale (Fed), le taux mensuel remontant même de 0,1% à 0,2% de manière inattendue. Cela ne devrait toutefois pas inciter la Fed à resserrer sa politique monétaire dans l’immédiat.
A deux jours du Symposium de Jackon Hole, le directeur Stratégie et marchés internationaux chez Natixis IM, également enseignant en économétrie aux Universités Paris Dauphine et Panthéon Sorbonne revient sur les nouvelles pistes de stratégie monétaire lancées par le président de la Réserve fédérale.
La mauvaise dynamique sur les taux américains, qui a notamment poussé le rendement des US Treasuries à 30 ans au-delà de 5,30% depuis mi-août, un sommet inédit depuis 2007, ne semble pas prête de s’inverser. Retour sur les principaux facteurs de risques.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
« Oui je le serai », a répondu le président des Hauts-de-France jeudi, lors d'une table-ronde à la Rencontre des entrepreneurs de France, alors qu'on lui demandait s'il était candidat à la présidentielle.
Ce jeudi, le ministre de l’Économie a annoncé qu’il ne toucherait pas au crédit d'impôt recherche (CIR) et au pacte Dutreil pour le budget de 2027, dans un objectif de stabilité et de visibilité pour les entrepreneurs
Robert Zarader est co-fondateur de l’institut Bona Fidé, un cabinet spécialisé dans la communication politique et les stratégies d’influence. Il juge sévèrement le rapport au macronisme des deux anciens Premiers ministres et désormais candidats