Le statu quo de l’Opep+ envoie le pétrole dans le rouge
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Xavier Diaz
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Photo Aramco.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés (Opep+) sont convenus jeudi de s’en tenir à leur politique actuelle d’augmentation mensuelle de la production pétrolière. Malgré les craintes que les ventes de réserves stratégiques par les Etats-Unis et leur alliés, et le nouveau variant du coronavirus, ne conduisent à une nouvelle chute des prix du pétrole.
Lors de sa réunion ministérielle, l’Opep+ «a réaffirmé l’engagement continu des pays participants dans la Déclaration de coopération (DoC) pour assurer un marché pétrolier stable et équilibré», indique l’organisation dans un communiquée.
Réponse aux pressions américaines
Cette dernière, qui réunit non seulement les pays de l’Opep mais aussi la Russie, entre autres, n’a donc pas opté pour une pause dans son programme de hausse de production ou une réduction du montant supplémentaire de production. Cette option avait été évoquée compte tenu de l’incertitude économique provoquée par l’émergence du variant Omicron et la libération par les Etats-Unis, et d’autres pays comme le Royaume-Uni, le Japon et la Chine, de réserves stratégiques pour peser sur les prix.
L’Opep+ réaffirme donc son «mécanisme d’ajustement de la production mensuelle (…) et la décision d’ajuster à la hausse la production globale mensuelle de 400.000 barils par jour pour le mois de janvier 2022.»
Les cours du pétrole se sont retournées à la baisse après cette annonce. Le baril de Brent recule désormais de 0,45%, à 68,60 dollars, et le brut léger américain WTI de 0,5%, à 65,20 dollars. Ils étaient tous les deux en hausse de plus de 2% jeudi en matinée sur des anticipations de moindre hausse de la production. Le Brent a fluctué de 70,70 dollars à 65,72 dollars. Depuis le pic atteint fin octobre, il cède près de 21%. La tendance est identique pour le WTI.
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