Le repli asiatique de la Société Générale se confirme dans la BFI

Le départ du responsable de l’activité « Acquisition and Leverage Finance » à Hong Kong signe la réduction de voilure de la banque dans cette zone
Olivier Pinaud

C’est l’une des conséquences du repli annoncé de la Société Générale des métiers de la banque de financement et d’investissement en Asie. Responsable de l’activité « Acquisition and Leverage Finance » de la banque à Hong Kong, Mickael Le Gargason vient de quitter le groupe. Il y était entré en mars 2005, après un passage chez BNP Paribas. Annoncé par Bloomberg, ce départ n’est pas commenté par la Société Générale. Début décembre, des sources syndicales avaient indiqué que le groupe allait supprimer 700 postes dans la BFI dans la zone Amérique-Asie.

Ce mouvement suit la réorganisation dévoilée la semaine dernière à la tête de la BFI de la banque. Michel Péretié, qui dirigeait depuis trois ans cette activité, a été remplacé par Didier Valet, membre du comité exécutif et ancien directeur financier de la Société Générale. Pour remplacer ce dernier, le groupe a fait appel à Bertrand Badré, qui exerçait les mêmes fonctions chez Crédit Agricole SA avant son départ de la banque verte cet été.

Confrontée à la crise et aux exigences réglementaires, la banque présidée par Frédéric Oudéa ne cache pas sa volonté de réduire la voilure dans les métiers de la BFI, principalement dans les activités où elle ne dispose pas de parts de marché suffisamment importantes. C’est notamment le cas dans le financement de flottes aérienne ou maritime et dans l’immobilier commercial en Asie, mais également aux Etats-Unis. La banque a annoncé début décembre l’arrêt de ses activités de trading physique de gaz et d'électricité en Amérique du Nord qu’elle n’exerçait pourtant que depuis quelques mois grâce au rachat début 2011 de la technologie et des infrastructures de la branche Energie en Amérique du Nord de RBS Sempra.

Le 8 décembre, l’Autorité bancaire européenne a publié les besoins en capitaux de 71 banques, à combler d’ici au 30 juin 2012, pour faire face à la mise en valeur de marché au 30 septembre de leurs portefeuilles de dette souveraine. La Société Générale a besoin de trouver 2,13 milliards d’euros mais a répété à plusieurs reprises qu’elle n’aura pas besoin de faire appel au marché. Les fonds proviendront de la génération des résultats, des cessions d’actifs et de la réduction du bilan. Selon les estimations de Morgan Stanley, 1,4 milliard pourraient être récupérés au second semestre 2011.

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