Le reconfinement coupe l’élan du rebond estival de l’économie
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Le ministère de l’Economie et des Finances
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Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a déclaré, vendredi sur France Inter, que le gouvernement prévoyait désormais une contraction du PIB de la France de -11% en 2020, au lieu de -10% jusqu’ici, alors que le pays est entré vendredi dans un nouveau confinement national qui doit durer au moins quatre semaines afin de contenir la deuxième vague de coronavirus avant les fêtes de fin d’année.
Ce reconfinement coupe l'élan constaté depuis cet été. La croissance économique au troisième trimestre a été plus forte que prévu à +18,2% du PIB en glissement annuel, après -5,9% au premier trimestre et -13,7% au deuxième trimestre. Selon l’Insee, le rebond du troisième trimestre est principalement dû à la reprise de la demande intérieure, avec +17,3% pour les dépenses de consommation des ménages. Le commerce extérieur a également rebondi sur la période, avec une hausse de 23,2% des exportations, et contribué positivement à 1,2 point de la croissance du PIB.
Ce rebond est visible dans toute la zone euro. L’activité économique a enregistré une croissance record au troisième trimestre après une contraction sans précédent subie sur les trois mois précédents en raison de la crise liée au coronavirus, selon la première estimation publiée ce matin par Eurostat, l’institut de la statistique de l’Union européenne.
Le PIB des 19 pays ayant adopté la monnaie unique a rebondi de 12,7% par rapport au deuxième trimestre, soit sa plus forte progression depuis le début de la statistique en 1995. Par rapport au troisième trimestre 2019, le PIB affiche une baisse de 4,3%. Les économistes anticipaient une hausse moins importante de 9,4% d’un trimestre à l’autre et une contraction de 7,0% sur un an.
Le PIB allemand a enregistré une croissance record au troisième trimestre de 8,2%, celui de la France a rebondi de 18,2% sur la période et celui de l’Italie de 16,1%. Pour l’ensemble de l’Union européenne, la croissance ressort à 12,1% par rapport au deuxième trimestre et sur un an, le PIB baisse de 3,9%. Au deuxième trimestre, le PIB de l’UE avait reculé de 11,4% par rapport au trimestre précédent et baissé de 13,9% sur un an.
Les banques européennes n’ont pas forcément beaucoup resserré leurs conditions de crédit, les prêts au secteur privé ayant continué à progresser à un bon rythme en avril. En revanche, les agrégats monétaires comme M3 ont vu leur rythme de croissance fortement ralenti pour des raisons techniques comme les transferts des dépôts vers de l’épargne longue.
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