Le Quantitative easing a permis aux investisseurs de réduire leur exposition au risque
Le principal secteur vendeur net des titres achetés par la Banque centrale européenne (BCE) dans le cadre de son programme d’achats d’actifs étendu (Asset Purchase Programme ou APP) est le secteur non résident , c’est à dire hors zone euro, suivi par les établissements de crédit de la zone euro, indique une étude publiée par la Banque de France fin avril 2018 dans la série Rue de la Banque (N° 60).
«D’autres secteurs, comme celui des assurances et des fonds de pension de l’ensemble des pays de la zone euro, ont quant à eux continué à acheter les mêmes actifs que l’Eurosystème», poursuit cette étude.
L’analyse met également en évidence une «forte hétérogénéité de la détention de la dette publique entre pays de la zone euro», précise la BdF. «Le biais domestique, déjà connu s’agissant des banques européennes, s’avère également très marqué pour les autres secteurs. C’est très fortement le cas par exemple pour les assurances des pays « vulnérables », qui détiennent 86 % de leur titres éligibles en titres domestiques», soulignent les auteurs de l'étude.
Un constat encourageant de l'étude: «les achats de l’Eurosystème ont permis à la plupart des investisseurs de réduire leur exposition au risque de duration et au risque souverain».
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