Le Qatar poursuit son offensive dans l’hôtellerie de luxe à Paris
L’hôtellerie de luxe à Paris est en ébullition. Après l’ouverture au début du mois d’août du Peninsula près de l’Etoile, qui suivait l’implantation les mois précédents de deux autres palaces (Shangri-La et Mandarin oriental) ainsi que les rénovations du Plaza Athénée, du Ritz et du Crillon, le Grand Hôtel va changer de mains. Propriété d’InterContinental Hotels Group (IHG), l’établissement de 470 chambres situé rue Scribe près de l’Opéra est convoité par Constellation Hotels Holding.
Le fonds d’investissement immobilier du Qatar a présenté une offre de 330 millions d’euros (442 millions de dollars), intégralement en numéraire. Il injecterait 60 millions d’euros supplémentaires dans de futurs travaux de rénovation. Les deux groupes ont ouvert des négociations exclusives. IHG conservera la gestion opérationnelle de l’hôtel pendant 30 ans, plus trois périodes de 10 ans renouvelables. La commission de gestion s’élèvera à environ 4 millions d’euros par an, précise le groupe. Les taxes liées à la transaction ne devraient pas dépasser 5 millions de dollars, indique IHG.
Le prix proposé par Constellation offre une prime de 30% sur la valeur nette comptable de l’hôtel. Au 30 juin dernier, elle s’élevait à 342 millions de dollars, selon IHG. Le Grand Hôtel a généré 118 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2013 avec un résultat d’exploitation de 22 millions. L'établissement aux chambres décorées dans le style Napoléon III a ouvert en 1862. Il est exploité sous la marque InterContinental depuis 1982 et gère également le restaurant de la Verrière et le célèbre Café de la Paix.
Constellation, qui a déjà racheté ces derniers mois auprès d’IHG le Park Lane à Londres et le Barclay de New York, confirme avec le Grand Hôtel ses ambitions dans l’hôtellerie de luxe à Paris et en France. Le fonds qatari a repris début 2013 un portefeuille d’établissements au Groupe du Louvre, propriété de Starwood, parmi lesquels figuraient le Concorde Lafayette et l’Hôtel du Louvre à Paris ainsi que le Martinez à Cannes ou le Palais de la Méditerranée à Nice. Le prix total dépassait les 800 millions d’euros.
Plus d'articles du même thème
-
La victoire de Lula fait vaciller les marchés brésiliens
Le président brésilien sortant a battu Flavio Bolsonaro à la surprise générale avec 51,8% des suffrages. Les investisseurs avaient parié sur la victoire du fils de l’ancien président, plus pro-marché. Le real chute de 9% face au dollar et la Bourse de 14%. -
Les entreprises payent plus cher leurs émissions obligataires
Les transactions ont repris la semaine passée sur le marché primaire euro. La demande est là mais exige d'être rémunérée pour un niveau de risque jugé plus élevé. -
Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Le géant américain de la technologie veut continuer à réduire ses effectifs. Il propose un plan de départ volontaire à plus d'un quart de ses salariés. Seuls les Etats-Unis, le Canada, l'Inde et le Royaume-Uni sont concernés.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
- Le taux souverain français dépasse 5%
Contenu de nos partenaires
-
IdiocratieParcoursup ou le tabou français de la sélection
Le gouvernement promet de réformer Parcoursup en 2027 avant de remplacer la plateforme en 2028. Derrière la mobilisation lycéenne, une bataille plus profonde se joue : celle de la sélection et de la valeur des diplômes -
Victoire à la PyrrhusBrésil : pourquoi le nouveau mandat de Lula s'annonce difficile
Le président brésilien de gauche peut se réjouir de sa spectaculaire remontada mais la forte progression du nombre de parlementaires bolsonaristes devrait compliquer son mandat -
EditorialVive la sélection à l’université !
Dans une société qui postule la singularité de chaque individu, la sélection ne peut pas ne pas exister. Et ce n’est pas une mauvaise chose