Le président de la Fed reste vague sur le début du tapering
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Jerome Powell, le président de la Fed, lors de la visioconférence de presse du dernier FOMC le 10 juin 2020.
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Crédit Fed.
Le président de la Réserve fédérale (Fed) américaine, Jerome Powell, a annoncé vendredi lors du symposium de Jackson Hole que la banque centrale entendait commencer à revenir sur ses mesures d’assouplissement monétaire dans le courant de l’année, sans toutefois donner de calendrier précis.
Lors de la réunion de la Fed à la fin du mois dernier, « j'étais d’avis, comme la plupart des participants, que si l'économie évoluait globalement comme prévu, il pourrait être approprié de commencer à réduire le rythme » des 120 milliards de dollars d’achats mensuels d’actifs de la Fed cette année, a déclaré Jerome Powell.
Depuis cette réunion, l'économie a connu « davantage de progrès sous la forme d’un solide rapport sur l’emploi pour juillet, mais aussi la poursuite de la propagation du variant Delta » du Covid-19 qui a brouillé les perspectives économiques, a déclaré le président de la Fed pour expliquer l’absence de calendrier précis. Plusieurs membres de la Fed se sont prononcés ces derniers jours en faveur d’un retrait complet des achats de titres obligataires d’ici à la mi-2022.
La prochaine réunion de la Fed aura lieu les 21 et 22 septembre, et plusieurs de ses responsables ont déclaré qu’ils seraient favorables à une réduction progressive des achats d’obligations peu après cette réunion si les créations d’emploi se poursuivent à un rythme soutenu.
Inflation temporaire
Jerome Powell a profité de ce discours pour expliquer pourquoi il restait convaincu que la poussée d’inflation de cette année serait temporaire et pourquoi il était si important que la Fed agisse de manière adéquate. « Une décision prise au mauvais moment peut inutilement ralentir les recrutements et d’autres activités économiques, et faire baisser l’inflation plus que souhaité », a souligné le banquier central, ajoutant : « Aujourd’hui, avec d’importantes capacités inutilisées sur le marché de l’emploi et la poursuite de la pandémie, une telle erreur pourrait se révéler particulièrement néfaste. »
Les marchés actions américains progressaient légèrement vendredi, tandis que le dollar et les taux des bons du Trésor américain reculent, après ce discours.
A 16h45, le Dow Jones progresse de 0,6%, le S&P 500 prend 0,7% et le Nasdaq Composite avance de 0,8%. Sur le marché des changes, l’euro gagne 0,4% à 1,1798 dollar face au billet vert, contre moins de 1,1750 dollar avant l’intervention du président de la Fed.
Sur le marché obligataire, le taux de l’emprunt du Trésor américain à dix ans cède près de 2 points de base, à 1,331%, après avoir atteint 1,359% juste avant les déclarations de Jerome Powell.
Confrontée à une longue chute, la monnaie indienne s’est redressée après l’annonce d’une opération de la Banque de réserve de l’Inde. Elle reste fragile, fluctuant au gré de l’évolution des prix du pétrole, en attendant la prochaine réunion de politique monétaire.
Les marchés de taux restent sous pression, notamment les échéances les plus longues, alors que les investisseurs s’inquiètent de l’impact du conflit au Moyen-Orient sur l’inflation mais aussi de l’état des finances publiques. Le plancher japonais ne cesse aussi d’augmenter.
La croissance du PIB a dépassé les attentes en début d’année à +2,1 % en rythme annualisé, mais le deuxième trimestre devrait subir les conséquences du conflit au Moyen-Orient, laissant la banque centrale en position d’attente.
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