Le pétrole rebondit après un premier accroc dans le processus de paix au Moyen-Orient
Ça démarre mal. Les négociations n’ont même pas encore commencé qu’elles sont déjà repoussées. Après avoir signé un protocole d’accord mercredi et jeudi visant notamment une réouverture du détroit d’Ormuz, les Etats-Unis et l’Iran devaient débuter ce vendredi en Suisse des négociations pour parvenir à un accord final intégrant notamment la question nucléaire.
Censée durer 60 jours, cette phase a déjà pris du retard puisque la réunion prévue a été reportée sine die. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la Maison Blanche a indiqué que le vice-président des Etats-Unis, J.D. Vance ne se rendrait finalement pas en Suisse puis les autorités helvètes ont confirmé le report des discussions.
Dans le même temps, Israël a mené des frappes dans le sud du Liban alors qu’un cessez-le-feu dans le pays fait partie des conditions négociées par Américains et Iraniens.
En réaction, le cours du pétrole a rebondi de plus de 4%, repassant au-dessus de 80 dollars le baril après avoir touché un plus bas depuis début mars la veille à 76,5 dollars.
Des flux surveillés
Une hausse qui ne pénalisait pas vraiment les marchés actions vendredi matin. Peu après 9h, le CAC 40 et le Dax montaient de 0,2% tandis que l’Euro Stoxx 50 était stable.
En attendant de nouveaux rebondissements sur cette séquence de négociations incertaine, les investisseurs garderont les yeux rivés sur le trafic dans le détroit d’Ormuz afin de confirmer le redémarrage des flux. Jeudi, J.D. Vance a indiqué que 12,5 millions de barils de pétrole étaient passés par le détroit la nuit précédente.
Selon Bloomberg, près de 80 millions de barils d’or noir seraient actuellement chargés dans de grands pétroliers dans le Golfe persique, attendant le feu vert des armateurs et des traders pour rejoindre l’océan. En ajoutant le brut situé dans des tankers plus petits, le total pourrait même être plus important, précise l’agence de presse financière.
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