Le pétrole franchit les 100 dollars avec la hausse des tensions au Moyen-Orient
Le cours du baril de Brent est passé au-dessus du seuil des 100 dollars mercredi pour la première fois depuis juillet, l’escalade des attaques à travers le Moyen-Orient attisant les craintes de perturbations de l’approvisionnement en pétrole issu de la région.
Le contrat à terme sur le Brent progressait de plus de 1% mercredi matin, à 100 dollars. Il a bondi d’un quart depuis le début du mois d’août, alors que les espoirs d’un règlement permanent de cette guerre vieille de six mois s’amenuisaient et que les combats reprenaient de plus belle.
Le conflit au Moyen-Orient s’est intensifié mardi, les Houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ayant lancé des frappes sur plusieurs villes saoudiennes, entraînant un peu plus un allié des États-Unis dans les hostilités. Marquant une nette escalade de ce conflit qui dure depuis six mois, les forces américaines ont frappé plusieurs pétroliers iraniens, et l’Iran a visé une base américaine en Jordanie et attaqué des navires.
Risque sur l’inflation
«La dynamique haussière s’accentue sur les marchés pétroliers alors que le Brent se rapproche du seuil psychologique des 100 dollars le baril», a déclaré Priyanka Sachdeva, responsable des études de marché chez Phillip Nova. Ces dernières attaques menacent d’aggraver les perturbations de l’offre de pétrole du Moyen-Orient, déjà sous tension en raison des frappes visant les infrastructures énergétiques régionales et les voies maritimes stratégiques. Si l’Arabie saoudite a détourné une partie de ses exportations hors du détroit d’Ormuz, toute attaque prolongée contre le royaume pourrait compliquer les efforts visant à maintenir l’acheminement du brut vers les marchés mondiaux, selon des analystes.
A lire aussi : Pétrole et gaz naturel recommencent à coûter cher
«Les attaques de l’Iran contre les installations énergétiques saoudiennes et la destruction consécutive de cinq pétroliers iraniens ont ravivé les inquiétudes quant à une nouvelle perturbation durable de l’offre pétrolière», ont indiqué les analystes d’OCBC dans une note. Les analystes ont également souligné que la hausse des cours de l’or noir ravivait les craintes inflationnistes, particulièrement en Asie où de nombreuses économies dépendent fortement des importations d'énergie. «Un baril de Brent à 100 dollars ne doit pas être considéré comme un simple jalon psychologique. C’est un seuil d’alerte pour l’ensemble de l'économie», a ajouté Priyanka Sachdeva.
(Avec Reuters)
Plus d'articles du même thème
-
Rubis relève ses prévisions pour 2026
Porté par une croissance solide au premier semestre, le groupe de distribution de produits pétroliers s'attend à une bonne tenue de ses activités dans les Caraïbes. -
La BCE veut poursuivre son resserrement monétaire
Au-delà de la hausse des taux déjà acquise pour le 10 septembre, la question est désormais de savoir si la Banque centrale européenne risque de les augmenter également le 17 décembre, voire le 29 octobre. -
La croissance en zone euro est revue à la hausse après un trimestre exceptionnel en Irlande
Le PIB de la région a progressé de 0,6% par rapport au premier trimestre, au lieu de 0,4% selon l’estimation initiale, mais essentiellement grâce à une croissance de l’Irlande revue de 3,9% à 10,2% sur le deuxième trimestre après les résultats des multinationales telles qu’Apple et Eli Lilly.
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
- Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
- La Banque Delubac, toujours en pertes, cherche du capital
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Plus que la demande, la distribution entrave le développement de l’épargne retraite
Contenu de nos partenaires
-
En Israël, le choc après les révélations sur l’alerte reçue par Benyamin Netanyahou avant l’attaque du 7-Octobre
Une enquête publiée par Haaretz affirme que le président des Emirats arabes unis aurait informé Israël que le Hamas planifiait une attaque avant le 7 octobre 2023. -
Train fantômeCe spectre de la dissolution qui hante les allées du pouvoir
A l'approche de l'élection présidentielle, l'examen du budget pour 2027 fait ressurgir d'improbables scénarios pour assurer son adoption -
Pas de vaguesStéphane Séjourné ou l’influence discrète à Bruxelles
Le vice-président de la Commission européenne s’efforce depuis près de deux ans de peser dans une institution hyper centralisée