Le pétrole conforte sa hausse avec l’annonce d’une réunion de l’Opep+ samedi
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Fabrice Anselmi
Le siège de l'Opep à Vienne.
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Photo Dieter Nagl/Bloomberg
Les cours du pétrole ont poursuivi leur hausse du mois de mai après que l’Organisation des pays producteurs (Opep) a décidé d’avancer à samedi - au lieu de la semaine prochaine - les discussions avec ses partenaires informels de l’Opep+ sur l’opportunité de prolonger au-delà du 1er juillet les baisses de production, selon une annonce du ministère russe de l’Energie. Selon deux sources de Reuters, l’Arabie saoudite et la Russie seraient d’accord pour prolonger les réductions actuelles jusqu'à fin juillet, mais Ryad souhaiterait une extension jusqu'à fin août. La décision d’avancer la réunion pourrait aussi indiquer que certains pays en retard sur l’accord comme l’Iraq pourraient vouloir s’aligner sur les autres, voire que de nouveaux pays pourraient s’y joindre. «Les prix sont en hausse en lien à la réunion prévue demain. Il y avait beaucoup de confusion... il semble donc qu’ils aient trouvé une voie à suivre», a commenté Olivier Jakob, du cabinet de conseil Petromatrix.
Les contrats d’Août 2020 sur le Brent ont progressé de 3% vendredi à 41,20 dollars/baril, repassant au-dessus de 40 dollars/baril pour la première fois depuis le 6 mars. Le Brent a doublé depuis le 21 avril et augmenté de 16% depuis une semaine, s’installant dans une fourchette plus confortable pour des producteurs comme la Russie. Les contrats de Juillet 2020 sur le brut WTI ont aussi augmenté de 2,35% à 38,29 dollars/baril.
Depuis le 1er mai, les prix sont tirés par les réductions de production record, de 9,7 millions de barils/jour (mbj) décidées le 12 avril et pour deux mois par l’Opep et ses partenaires. Si l’Opep+ devait ne pas reconduire les restrictions actuelles, celles-ci tomberaient, selon l’accord initial, à 7,7 mbj pour la période de juillet à décembre, avec une crainte que certains ne s’y tiennent pas, indique une note d’ANZ Research. La première tempête tropicale de la saison qui doit arriver cette semaine dans le golfe du Mexique (nommée Cristobal) pourrait aussi jouer un rôle puisqu’un certain nombre de sociétés américaines comptent y fermer une partie de leur production.
L’amélioration de la demande, notamment de carburant depuis que de nombreux pays assouplissent les mesures de confinement imposées pour empêcher la propagation du coronavirus, participe également à la progression des prix, alors qu’elle avait chuté de 30 mbj entre fin mars et fin avril, soit 30% de moins qu’en temps normal.
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