Le paysage boursier européen reste dominé par les opérateurs historiques
Depuis l’application de la directive MIF, les plates-formes alternatives (MTF) ont capté d’importants flux d’ordres. Dans ses cahiers scientifiques de mai, l’AMF a observé un déclin de 96,5%, en octobre 2007, à 72,5%, en septembre 2009, de la part d’Euronext dans les volumes de transaction sur 32 valeurs du CAC 40. A la date la plus ancienne, les 3,56% restants étaient entre les mains du LSE et de Deutsche Börse. A la date la plus récente, les MTF ont représenté 25,6% des flux, contre moins de 2% pour les deux bourses. La fragmentation étant comparable pour 51 titres du FTSE 100, la comparaison avec 57 actions du SBF120 montre que le flux sur valeurs moyennes est de loin moins fragmenté que celui des grandes valeurs.
Cependant, l’AMF estime que les opérateurs historiques affichent une bonne compétitivité relative en prix et conservent encore 70% de part de marché dans les volumes réglementés des grandes valeurs et 80% dans ceux des valeurs moyennes.
En septembre 2009, l’internalisation et le gré à gré (OTC) ont constitué 20% des volumes sur les valeurs du FTSE 100 et plus de 24% pour celles du CAC 40, d’après les chiffres publiés par le service de données post-marché BOAT et le service de déclaration du LSE. Mais l’AMF note que «ces pourcentages sont sans doute sous-évalués». Lors de la conférence du 30 juin de l’Association des vendeurs de données (FDVA), TAG Audit a rapporté une part de l’OTC dans la liquidité totale (light plus dark régulé plus OTC) de 48% en mai.
Dans un contexte de chute des volumes et des prix, la concurrence s’est accrue, se traduisant par une diminution franche des fourchettes de prix, des coûts de transaction implicites, des profondeurs affichées aux meilleures limites et de la taille moyenne des transactions.
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