Le patrimoine des Français cale sous l’effet du marché immobilier
Entre 1998 et 2007, le patrimoine net des ménages a connu une augmentation très claire du fait de la progression notable de la part des actifs non financiers, a dévoilé l’Insee dans son enquête 2016 sur le revenu et le patrimoine des ménages. Un dynamisme qui s’est interrompu sous l’effet d’un calage des prix immobiliers constaté depuis 2008.
Le patrimoine net des ménages a de ce fait été stable en 2014, à + 0,2 % après + 1,1 % en 2013 et + 1,3 % en 2012, contre + 9,6 % par an en moyenne entre 1998 et 2007. Il s’est ainsi établi fin 2014 à 10.221 milliards d’euros, à 61% pour le non financier et à 39% d’actifs financiers.
Les actifs non financiers «sont composés à 93 % de logements et de terrains bâtis, dont les prix ont été très dynamiques au cours de la décennie 1998-2007», explique l'étude de l’Insee qui précise tout de même que ces actifs représentaient fin 2014 5,4 années de revenu disponible net contre seulement 2,9 années en 1998.
Les actifs financiers ont quant à eux été dynamisés par «les systèmes d’assurances et de garanties», principalement des contrats d’assurance vie. De 26% en 1998, ils ont culminé fin 2014 à 37%. Dans le même temps, la part du numéraire et des dépôts a décru de 35% à 28%.
Pour l’année 2014, l'étude indique que «les actifs financiers des ménages progressent de 3,1 %, du fait notamment du dynamisme des souscriptions nettes sur les contrats d’assurance vie. Cependant, l’encours en numéraire et dépôts ralentit et le total des actifs détenus en actions et fonds d’investissement augmente peu (+2%)».
L’Insee relativise toutefois la poussée des actifs financiers dans le patrimoine global des ménages puisque ces derniers sont passés de 2,7 à 3,5 années de revenu disponible net des ménages entre 2008 et 2014, loin de l'évolution constatée pour les actifs non financiers.
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