Le marché de la dette garantie dépasse déjà les 300 milliards d’euros
Au-delà des 300 milliards d’euros. C’est, en données cumulées depuis l’automne dernier, la taille du marché des émissions de dettes garanties, dont près de la moitié des volumes ont été réalisés depuis le début de l’année. Si les Etats-Unis le dominent au niveau mondial avec un peu moins de la moitié des émissions, le Royaume-Uni avec environ 60 milliards d’euros devance la France (40 milliards d’euros placé via la SFEF) et l’Allemagne (20 milliards) (voir graphique ci-contre).
Toutefois, malgré son évolution depuis janvier, le marché semble marquer le pas cette semaine. De fait, pour les analystes de Natixis, qui soulignaient hier dans une étude le manque de performance des dernières émissions réalisées, notamment autrichiennes et espagnoles en raison de la conjoncture, ce marché montre «des signes d’essoufflement». Bien qu’il soit marqué par des opérations de court terme, la plus grande partie étant à échéance 2011 ou 2012, comme le note Deutsche Bank, ce marché tente de se relancer en rallongeant la maturité maximale des émissions. Ainsi les Pays-Bas l’ont-ils allongé à cinq ans alors qu’une décision semblable se dessine en Allemagne où le parlement doit encore se prononcer après l’approbation dans ce sens du conseil des ministres.
Un allongement qui n’est pas sans conséquence sur le coût de la dette, tandis que le marché de la dette garantie demeure tendu. ING qui vient de procéder à une émission garantie à cinq ans, a ainsi dû offrir une prime de 65 points de base par rapport à la courbe des emprunts d’Etats néerlandais, «largement supérieure» à celle des récentes émissions garanties pour la même période, rappelle ainsi Natixis.
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