Le FSI améliore son approche socialement responsable
«La responsabilité socialement responsable fait partie de notre ADN», assure Jean-Yves Gilet, directeur général du Fonds stratégique d’investissement (FSI), en préalable à la présentation de sa démarche d’investissement socialement responsable (ISR). Le FSI se veut concret et vient de publier une brochure «Socialement Responsables», exprimant la mise en œuvre de la doctrine ISR du fonds à travers une trentaine d’exemples concrets.
Depuis sa création fin 2008, le fonds souverain à la française, filiale de la Caisse des dépôts et de l’Etat, se veut un investisseur à la fois avisé et recherchant l’intérêt collectif. En 30 mois, le FSI a injecté 5,6 milliards d’euros (50% directement, 50% via des fonds sectoriels créés par le FSI) en fonds propres dans des entreprises de toutes tailles et de tous secteurs.
Soucieux d’une image d’exemplarité, le fonds se veut un catalyseur des bonnes pratiques sociales, notamment en intégrant l’analyse ISR. «On doit aller beaucoup plus loin, confie Jean-Yves Gilet. Nous avons la volonté de nous inscrire dans une démarche d’amélioration permanente et non normative. La responsabilité sociétale n’est pas figée mais en mouvement».
Pour Bertrand Finet, directeur au FSI «l’ISR fait partie des critères d’investissement au même titre que l’analyse financière». Le FSI fonde son référentiel ISR, mis en place début 2011, sur une grille d’analyse de dix critères clés, regroupant notamment les problématiques de l’emploi (gestion des ressources humaines, dialogue social,…) de l’environnement, de la gouvernance, des relations avec les fournisseurs et les clients. «Un référentiel totalement transparent», se félicite Yves Barou, conseiller social du FSI. Des critères qui peuvent aboutir à un refus d’investissement. Ainsi, le FSI peut poser ses conditions, par exemple limiter la fermeture de sites, ou encore demander que les plans d’options soient ouverts à davantage de salariés.
En concertation avec l’entreprise dans laquelle il investit, le FSI va identifier des axes de progrès et signer une charte avec l’entreprise. Le plus souvent, «l’entreprise se fixe elle-même les objectifs à atteindre», constate Yves Barou. Le ou les administrateurs représentant le FSI au conseil, suivront alors les améliorations. Pour l’heure seules 17 entreprises, sur les 60 où le FSI a investi directement, ont signé une charte.
Plus d'articles du même thème
-
Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
Les valeurs technologiques ont connu une nouvelle semaine difficile, notamment les semi-conducteurs en Corée. Elles restent néanmoins à des niveaux élevés et beaucoup d’investisseurs misent toujours sur le secteur. Mais les défis s’accumulent. -
La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
Même si les obligations indexées sur l’inflation ont pu connaître des périodes décevantes, comme entre 2010 et 2019, des investisseurs les ont intégrées dans leur allocation structurelle. -
«Nous continuons de penser qu’une hausse des taux Fed est probable»
Thomas Brulat-Aulan, directeur de la gestion taux listed assets chez Sienna IM.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
L'été sera chaudLe pays brûle, les candidats regardent ailleurs
Malgré l'ampleur de l'épreuve vécue par la quasi-totalité du pays, les prétendants à l'Elysée n'ont effectué que des ajustements à la marge de leur campagne. Le débat n'a pas dépassé le stade de savoir s'il fallait climatiser le pays -
Vieux démonsAprès l'accord israélo-libanais, le spectre d'une occupation israélienne sans fin du Liban
Israël et le Liban ont signé un accord historique à Washington, mais son application dépend d'un improbable désarmement du Hezbollah -
EditorialMeurtre de Louis à Narbonne : sait-on encore regarder la réalité ?
Un crime épouvantable ne le devient pas moins parce que c’est un média d’extrême droite qui le documente