Le FMI défend l’approche macroprudentielle pour contenir les risques immobiliers
Un choc négatif sur l’immobilier résidentiel peut avoir des répercussions significatives sur la stabilité financière, comme l’a démontré la crise de 2007. L’introduction de nouvelles manières d’évaluer les risques pesant sur le marché immobilier est donc bienvenue. Le Fonds monétaire international (FMI) détaille ainsi dans un chapitre publié en amont de son rapport annuel sur la stabilité financière mondiale un indicateur du «risque pesant sur les prix résidentiels». Le FMI note que la géographie des risques a évolué depuis la crise, «la plupart des pays à haut risque en 2007 faisant face à moins de risques aujourd’hui», tout en soulignant que pour «de nombreuses économies, les prix immobiliers restent à risque». Le Fonds ne fournit pas d’analyse détaillée par pays, mais évoque notamment une hausse des risques au Canada et en Chine ces dernières années, tandis qu’aux Etats-Unis, des conditions de financement favorables contrebalancent la croissance d’autres facteurs de risque.
En substance, l’indicateur développé par le FMI permet d’estimer l’ampleur d’une correction qui a 5% de chances de survenir dans l’année qui vient, et cette mesure est déterminée à partir de données sur les conditions de financement, le rythme de croissance, le ratio d’endettement, la croissance passée des prix immobiliers et une mesure des prix immobiliers rapportés au PIB par habitant. L’institution internationale insiste sur l’utilité de cet indicateur, qu’elle souhaite voir adopté par les autorités macroprudentielles, en notant son apport pour évaluer les risques pesant sur la croissance future «au-delà et en plus de mesures plus simples des déséquilibres de prix immobiliers, et vient donc renforcer les modèles d’alerte avancée de crises financières».
En étudiant l’évolution du «risque pesant sur les prix résidentiels» pour 32 économies développées et émergentes au cours du temps, le FMI a pu évaluer l’impact de diverses mesures macro-prudentielles et d’un changement de politique monétaire. L’analyse confirme qu’une baisse du taux d’intérêt réduit à court terme le risque de correction mais l’amplifie à un horizon légèrement plus long, et pointe l’inadéquation d’un resserrement monétaire pour contenir les risques immobiliers, une hausse de taux pouvant au contraire déclencher une correction. En revanche, l’approche macroprudentielle est largement validée par le FMI, en particulier «les restrictions sur le ratio prêt-valeur et sur le ratio service de la dette-revenus».
Plus d'articles du même thème
-
BNPP AM Alts nomme Karim Malak en tant que CEO de The Boost Society
Le nouveau directeur général occupait les mêmes fonctions au sein du groupe easyHotel. Il pilotera désormais la plateforme de résidences étudiantes et de coliving de jeunes actifs, de la société de gestion alternative. -
Le dispositif Jeanbrun bientôt élargi dans l'ancien ?
Le ministre du Logement présente un projet de loi en Conseil de ministres dans l'idée de le faire adopter avant la fin de l'année. Le texte doit permettre d'atteindre l'objectif du gouvernement de créer 400.000 logements par an. -
EXCLUSIFLe label ISR se réforme pour les fonds immobiliers
Quatre ans après le lancement de sa déclinaison pour les fonds immobiliers, le label Investissement Socialement Responsable se réforme. Le nouveau référentiel sera consultable par tous durant l'été avant sa présentation à Bercy. Une centaine de fonds grand public sont aujourd'hui labellisés.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
Choix publicsQuand les entreprises entrent dans le débat public
Face au désert intellectuel et aux menaces politiques, les entreprises se résolvent à intervenir pour promouvoir un discours sur une compétitivité retrouvée et, dès lors, sur une action publique probablement plus restreinte -
Affaire Lyhanna : la femme de Jérôme Barella a dénoncé un viol conjugal pendant son audition
Auditionnée dans le cadre d’investigations à la suite de plaintes pour viols sur mineures visant Jérôme Barella, sa femme a dénoncé des faits de viol commis par son mari -
Canicule : malgré la baisse de la chaleur, les effets sanitaires « restent devant nous », prévient l'exécutif
Dans les hôpitaux, « un plateau haut va s’installer pendant plusieurs jours, par effet de latence sanitaire (déshydratation, décompensations, hospitalisations différées) », constatent les services du Premier ministre, samedi 27 juin. On compte 37 départements en vigilance rouge canicule ce jour, soit moins qu’hier