Le FESF passe le relais au MES pour tout éventuel nouveau programme d’aide
Le FESF est mort, vive le FESF ! Le Fonds européen de stabilité financière va comme prévu franchir ce dimanche, le 30 juin, une étape symbolique de son existence après trois années de bons et loyaux services. Mis en œuvre de façon temporaire précisément pour cette durée, le fonds passe le relais au MES, le Mécanisme européen de stabilité, dispositif permanent de financement de tout éventuel nouveau programme de soutien aux Etats, et déjà présent aux côtés de l’Espagne, pour ses banques, et de Chypre.
Si le FESF n’a plus vocation à monter au front en première ligne, il se prépare à une retraite très active. Il restera en fonction pour toute la durée des prêts dont il a aujourd’hui la charge, soit quelques décennies.
Mardi encore, le fonds a annoncé le versement de 3,3 milliards d’euros au bénéfice de la Grèce. Un prêt d’une maturité de 32 ans qui porte à 130,6 milliards les sommes reçues par le pays dans le cadre d’un programme d’aide de 144,6 milliards. La veille, le FESF décidait d’augmenter de sept ans la maturité pondérée moyenne des prêts accordés à l’Irlande et au Portugal. Une extension destinée selon le directeur général du fonds Klaus Regling à «renforcer la confiance des intervenants de marché et ainsi protéger l’Irlande et le Portugal de tout risque de refinancement». Le fonds s’est engagé pour un montant de 26 milliards d’euros auprès du Portugal, soit un tiers du programme européen de soutien.
Côté irlandais, le FESF participe à hauteur de 17,7 milliards au programme de 85 milliards,: il a d’ailleurs annoncé le 18 juin avoir débloqué 1,6 milliard pour le pays, portant à 14,4 milliards déjà sa contribution effective. Celle-ci est appelée à durer, le dernier prêt ayant une maturité de 29 ans qui prévoit donc des remboursements jusqu’en 2042.
Saluant le rôle déterminant du pare-feu dans son «mandat initial» pour maintenir la stabilité de la zone euro, son directeur général adjoint Christophe Frankel a souligné que le FESF avait levé «avec succès» 98 milliards d’euros depuis son émission inaugurale de janvier 2011.
Après la finalisation des programmes d’aide (fin 2013 pour l’Irlande, en 2014 pour le Portugal et la Grèce), le FESF «restera pour les années à venir un émetteur important d’obligations à moyen et à long terme». Il prévoit d'émettre pour 13,0 et 7,5 milliards aux troisième et quatrième trimestres, soit 58 milliards sur l’année 2013.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIATTechnologie chinoise : 5 réalités à ne plus ignorer
Longtemps, la technologie chinoise s’est résumée, pour de nombreux investisseurs internationaux, à quelques géants de l’Internet et du commerce électronique. Cette lecture est désormais trop étroite. -
Pascale Auclair et Julien Granotier rejoignent la Commission des sanctions de l’AMF
Ils remplacent Frédéric Bompaire et Sophie Schiller, à raison de leur compétence financière et juridique. -
Francfort, on a un problème !
La dérive des taux et des spreads de la France touche par contagion l'ensemble de la zone euro. Si elle s'accentue, la BCE ne pourra rester longtemps l'arme au pied.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- TotalEnergies va augmenter son dividende et réduire sa dette
- Les successions font flamber les rémunérations aux Etats-Unis
- CNP Assurances pourrait souffler les contrats emprunteurs de Tégo à Allianz et AGPM Klésia
Contenu de nos partenaires
-
« Les dégâts sont minimes » : la popularité de Jordan Bardella ne décroche pas malgré les accusations
Le président du RN est toujours en tête des baromètres de popularité malgré les accusations d’antisémitisme formulées après une enquête de Mediapart. -
Seine colèreLe succès populaire de Léon XIV à Paris, le pari cynique de Jean-Luc Mélenchon
D'un côté, la ferveur lors la visite du pape à Paris et Saint-Denis, de l'autre La France insoumise qui, fidèle à sa stratégie de bordélisation, souffle sur les braises de la colère lycéenne -
Troisième acteDésindexer les retraites : faisons les comptes
Chaque semaine, avec l’Opinion, retrouvez les conseils d’Emmanuel Grimaud, président de Maximis et expert en gestion des fins de carrière pour mieux gérer votre troisième partie de vie professionnelle