Le Crédit Agricole revendique son rôle moteur dans le capital-investissement régional
Alors que le groupe Crédit Agricole s’est séparé l’année dernière de son pôle principal de capital-investissement CAPE, il a à cœur de montrer qu’il continue d’œuvrer au financement en fonds propres des PME dans les territoires. Notamment à travers ses 39 caisses régionales. «C’est la première fois que le groupe présente les chiffres consolidés du capital-investissement», claironne Bertrand Corbeau, directeur général de la Fédération nationale du Crédit Agricole (FNCA), émanation «politique» des caisses régionales.
Les 28 sociétés régionales d’investissement ont injecté 133 millions d’euros en 2012. Dans cette somme, 115 millions ont été alloués à de nouveaux investissements, dans 87 sociétés. «Entre 2009 et 2012, au plein cœur de la crise financière, nos sociétés ont investi 450 millions», se réjouit Christophe Blanchy, directeur général d’Unexo.
Certaines sociétés d’investissement sont propres à une caisse, d’autres sont en multidétention: Unexo, par exemple, est la filiale des neufs caisses de l’Ouest de la France. A l’instar d’Unexo, qui a bénéficié d’une augmentation de capital de 58 millions d’euros en avril, cette mutualisation permet d’accroître les capacités pour détecter et accompagner les PME.
Ces structures régionales gèrent 875 millions d’euros, essentiellement liés à des opérations de capital-développement et de transmission, dans lesquelles elles n’ont pas vocation à prendre une participation majoritaire. Seulement 3% de ce montant provient d’opération d’amorçage. Si l’on ajoute les actifs gérés par les deux structures nationales encore détenues par le groupe (Sodica et Amundi PE Funds), l’encours s’élève à 2,2 milliards d’euros, dont un milliard pour l’équipe d’Amundi. Témoignant des racines agricoles du groupe, 758 millions sont investis dans des sociétés du secteur agroalimentaire.
La FNCA n’est pas en mesure de communiquer les chiffres consolidés au premier semestre 2013. En guise d’information parcellaire, Unexo revendique 10 millions d’euros d’investissement (à comparer avec 22 millions pour l’ensemble de l’année 2012). «L’activité est bonne mais les opérations sont plus longues à sortir et les investissements plus longs à coordonner», précise Christophe Blanchy. Carvest fait état de 10 transactions, contre 23 en 2012, pour 6 millions d’euros. «Le nombre d’opérations est similaire mais les montants inférieurs», ajoute son directeur général Hans de Breda.
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