LCH.Clearnet sécurise ses liens avec Nyse Euronext en Europe continentale
L’accord noué pour six ans sur la compensation des activités de cash actions donne de la visibilité à Clearnet SA dans la perspective d’une IPO d’Euronext
Publié le
Alexandre Garabedian
En pleine offre d’achat d’IntercontinentalExchange (ICE) sur Nyse Euronext, LCH.Clearnet se donne enfin de la visibilité sur le Vieux Continent. L’accord signé lundi entre la chambre de compensation et la Bourse transatlantique met fin à près de trois ans d’incertitudes, entre volonté d’Euronext d’internaliser le clearing de ses activités et projets de fusion avortés avec Deutsche Börse.
A compter du 1er janvier 2013 et jusqu’à fin 2018, Clearnet SA assurera la compensation des transactions réalisées sur les marchés cash actions d’Euronext à Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne. Le nouveau contrat de six ans remplace l’accord qui venait à échéance fin décembre 2013. Pour sécuriser ses liens d’affaires avec son ancien actionnaire de référence, LCH.Clearnet a dû consentir une baisse de 20% de ses tarifs sur les «blue chips», les valeurs phares des indices boursiers européens, qui sont aussi celles où la concurrence avec les plateformes de trading alternatives (MTF) est la plus vive.
L’accord s’inscrit dans la droite ligne des propos de Duncan Niederauer, le patron de Nyse Euronext, qui avait déclaré en mars 2012 vouloir garder LCH.Clearnet comme prestataire de services post-marché. Cela n’a pas toujours été le cas: en mai 2010, la Bourse transatlantique avait annoncé la création de deux chambres de compensation internes, l’une pour les dérivés à Londres, l’autre pour le cash action sur le continent. Un projet mis entre parenthèses quand le groupe a cherché en 2011 à se rapprocher de Deutsche Börse, qui dispose de sa propre chambre de compensation, Eurex Clearing. L’échec du mariage avec la Bourse allemande, dû aux exigences des autorités européennes de la concurrence, a forcé Nyse Euronext à revoir sa copie, avec cette fois le choix d’une architecture en silos à Londres et d’un partenariat avec LCH.Clearnet en Europe continentale.
ICE a également opté pour cette solution. La Bourse américaine des dérivés ne s’intéresse qu’au Liffe, dont elle assurera la compensation, et privilégie, dans 18 à 24 mois, une IPO pour la partie cash actions européenne. Le jeu reste ouvert autour de cet Euronext ancienne formule, tel qu’il a existé de 2000 à 2007: fusion avec Deutsche Börse, consolidation des autres Bourses continentales comme celle de Madrid… Si un modèle en silos est à nouveau privilégié, la question d’une scission de LCH à Londres et de Clearnet SA à Paris, un vieux serpent de mer, pourrait aussi refaire surface.
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