LBO France reprend une politique active d’investissements immobiliers
Et de trois. Restée attentiste en 2013, l’équipe immobilière de LBO France a annoncé vendredi sa troisième acquisition de l’année. Avec le fonds britannique Maple Knoll Capital, la société de capital-investissement vient de racheter quatre immeubles de bureaux de la région parisienne, pour un total de plus de 60.000 m2. «Depuis l’été 2013, on constate un certain dégel du marché français, déclare Stéphanie Casciola, responsable des fonds immobilier chez LBO France. Nos trois opérations de l’année représentent au total 150 à 200 millions d’euros et nous espérons en boucler d’autres prochainement.»
Le montant de la dernière transaction n’est pas public mais il serait attractif compte tenu du profil du vendeur, un fonds de titrisation britannique dont le cœur d’activité est le financement, pas la gestion d’actifs. LBO France aurait repris le bâtiment loué à Alstom Transports jusqu’en 2018 pour son siège de Saint-Ouen, Maple Knoll Capital s’arrogeant les trois autres immeubles selon une source proche du dossier.
LBO France poursuit une politique d’investissement opportuniste, centrée sur des bureaux et locaux commerciaux peu chers, situés principalement en banlieue parisienne, et offrant un potentiel de création de valeur grâce à la rénovation ou à l’amélioration du taux d’occupation. Passée début septembre de six à neuf professionnels, son équipe immobilière assure se frotter à une concurrence plutôt étrangère, notamment anglo-saxonne. «Les assureurs français et les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier, ndlr) continuent à préférer les actifs core (de première qualité, ndlr), au rendement sécurisé», estime Stéphanie Casciola.
Les récentes acquisitions sont logées dans le fonds White Stone 5 et dans le sixième véhicule immobilier de LBO France. Ce dernier vise une collecte de 250 millions d’euros et s’ajoute à un nouveau fonds de LBO également en cours de levée. Montés jusqu’à 1,8 milliard d’euros, les actifs immobiliers de la société de gestion parisienne plafonnent aujourd’hui à 600 millions d’euros. «Nous avons désormais cédé plus de 90% des actifs achetés avant la crise de 2008», assure Stéphanie Casciola. LBO France a notamment vendu l’an dernier un parc de logements EDF valorisé 1 milliard d’euros et dont il détenait 54%.
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