L’Arabie saoudite lance une émission de dette malgré l’affaire Khashoggi
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L’Arabie saoudite a lancé hier une émission de dette en dollars, trois mois après le meurtre de l’opposant Jamal Khashoggi au consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul. L’opération, de 7,5 milliards de dollars, est divisée en deux tranches de maturité différentes, avril 2029 et janvier 2050. Les obligations ont été proposées aux investisseurs à 200 et 250 points de base au-dessus des taux américains de même maturité, soit environ 40 points de base au-dessus de la courbe des taux saoudiens. Le placement est assuré par BNP Paribas, Citi, HSBC, JPMorgan et NCB Capital. Depuis la chute des cours du pétrole en 2016, l’Arabie Saoudite est devenue l’un des plus gros émetteurs de dette de la sphère des pays émergents, avec 52 milliards émis.
L’inflation a faibli en juillet pour le deuxième mois consécutif à 3,4%. La composante sous-jacente diminue également à 2,5%. Des chiffres bien accueillis par les marchés qui renforcent l’idée d’un maintien des taux par la Fed en septembre.
La probabilité d’une hausse de taux comme d’un statu quo en septembre est de 50%, alors que le rebond du pétrole a relancé les craintes d’une inflation persistante malgré un marché du travail au ralenti aux Etats-Unis. Les investisseurs scruteront l’inflation de juillet, publiée ce mercredi.
Après Alphabet sur le marché obligataire, Intel a bouclé une levée de 20 milliards de dollars à Wall Street. Ils ont tous deux profité d’une fenêtre de marché favorable après la correction de juillet. Nvidia a annoncé un accord de 500 milliards avec plusieurs fonds.
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