L’appel d’offres sur le fonds dédié aux PME cotées est lancé
Enfin! Le fonds annoncé au printemps pour financer les PME et ETI cotées devrait bientôt voir le jour. La Caisse des dépôts (CDC) abondera à hauteur de 40 millions d’euros à ce fonds, dont le montant total attendu initialement s'élevait à 200 millions. Mais entre crise financière et nouvelles exigences (Bâle 3, Solvabilité 2), le tour de table s’est révélé plus ardu que prévu. Ni banques, ni assureurs étrangers n’ont voulu y participer, seuls les assureurs et bancassureurs nationaux ont accepté de prendre un ticket, souvent petit. Aussi, les ambitions ont été revues à la baisse. Le fonds devrait péniblement atteindre 160 millions d’euros.
Quoi qu’il en soit, l’appel d’offres vient d’être lancé auprès des sociétés de gestion. Le ou les élus devront justifier d’une gestion actuelle d’au-moins 10 à 20 millions d’euros sur Alternext, et de plusieurs dizaines de millions sur les compartiments B et C. La relance des investissements sur les PME nécessite aussi une gestion dédiée plus étoffée avec des équipes spécialisées. Reste à créer une plus grande liquidité sur ses valeurs.
Le ou les noms devraient vraisemblablement être dévoilés en même temps que le rapport sur le financement des PME et ETI par les marchés, qui doit être remis par ses auteurs, Gérard Rameix, médiateur du crédit, et Thierry Giami, président de l’Observatoire du financement des entreprises par le marché, au ministre de l’Economie avant la fin du mois.
Ce rapport devra proposer des mesures concrètes, mais la mise en œuvre relèvera du ministère de l’Economie. «Le dossier est éminemment politique et toute décision devrait provenir directement de la présidence de la République», selon un acteur de la place.
Le projet de plate-forme alternative, regroupant les compartiments B, C et Alternext en partenariat avec Nyse Euronext mais avec un capital contrôlé par la CDC, semble toujours tenir la rampe. Tout devrait dépendre de l’attitude de l’opérateur de marché. Soit il jette l’éponge – les PME pèsent peu dans son compte de résultat – soit il s’engage en faveur des PME, concernant les tarifications en général et sur les prix de transfert en particulier. Dans cette hypothèse, Nyse Euronext devra reconquérir la confiance du marché. Et sa première conférence annuelle du marché boursier début novembre ne semble pas encore avoir convaincue.
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