L’apaisement en Ukraine tire les indices à la hausse
Les indices actions européens ont repris des couleurs mardi matin, portés par des informations de presse indiquant que des soldats russes déployés près de la frontière ukrainienne avaient commencé à rejoindre leurs garnisons.
A 13h, l’indice Stoxx Europe 600 prenait 1,2%, à 466,8 points, après avoir cédé 1,8% la veille en raison des inquiétudes au sujet de l’Ukraine. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 gagnaient 1,58% et 1,51%. A Francfort, le DAX 40 s’adjugeait 1,8% également et le FTSE 100, à Londres, avançait de 0,7%.
L’agence de presse russe Interfax, citant le ministère russe de la Défense, a rapporté mardi matin que des troupes russes avaient commencé à rejoindre leurs bases après avoir accompli leur mission près de la frontière ukrainienne.
Le chancelier allemand, Olaf Scholz, est attendu mardi au Kremlin pour tenter d’apaiser les tensions. Sa ministre des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a appelé mardi matin Moscou à retirer ses troupes à la frontière ukrainienne, et à être «totalement transparente» sur ses actions.
On observe un «certain répit dans la crise entre l’Ukraine et la Russie, car les deux parties semblent vouloir poursuivre leurs efforts diplomatiques pour éviter une action militaire», souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.
En Asie, les marchés d’actions ont terminé en ordre dispersé mardi. L’indice Nikkei 225 a perdu 0,8% à Tokyo, et le Shanghai Composite a pris 0,5%. L’indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong a cédé 0,8%.
Dans ce contexte d’apaisement, les cours des matières premières énergétiques correlées à la Russie ont beaucoup baissé : le prix gaz européen (contrat 1 mois TTF à Rotterdam) a perdu 8,5% à 73 euros/MWh, et le contrat sur le pétrole Brent a diminué de 3,1% à 93,41 dollars/baril. Et les taux ont repris leur marche en avant, tirée par les resserrements monétaires, à 0,31% pour le Bund et 0,78% pour l’OAT.
Plus d'articles du même thème
-
«Tant que les révisions bénéficiaires vont plus vite que la compression des multiples, la Bourse peut absorber»
Pierre Castel, gérant de fonds, Crédit Mutuel Asset Management -
Un grand test de l’automne pour les banques centrales
Entre une inflation – pour l’instant surtout liée à un choc d’offre exogène pour la zone euro et le Royaume-Uni – et des taux longs très élevés qui durcissent naturellement les conditions financières, les grandes banques centrales pourraient sans doute être un peu plus patientes que ne l’attendent les marchés. Mais dans un contexte très favorable à la «dominance budgétaire», ces derniers ont besoin de certitudes sur l’indépendance des gardiennes des monnaies. -
Les marchés actions ont remis leurs lunettes roses
Les perspectives de résultats et la valorisation plus raisonnable des actions rendent les investisseurs plus confiants. Ils entrevoient encore un potentiel de hausse, malgré les risques persistants.
ETF à la Une
Les ETF européens approchent des 4.000 milliards de dollars d’encours
- Combien coûterait aux banques une hausse du plafond du Livret A
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
- Avec le Livret A, Trade Republic et Axa Banque se partagent les données et les responsabilités
- Apple dévoile l'iPhone Duo, son premier smartphone pliable
Contenu de nos partenaires
-
FondationsRentrée du RN : Marine Le Pen s'affirme, Jordan Bardella s'efface
A Hénin-Beaumont, dimanche, la cheffe du RN a remis au centre du jeu ses marqueurs : priorité nationale, urgence sociale, déclinées autour du logement. Sans un mot sur les dissensions avec Jordan Bardella, resté en retrait -
EditorialLes factures impayées du macronisme
L’heure des comptes approche pour le macronisme finissant, mais l’inventaire ne viendra pas des candidats du centre, très occupés à faire oublier qu’ils ont été de l'aventure, ni du dernier carré de fidèles au gouvernement -
Chaud-froidRetraite à 62 ans : le RN cherche la formule magique du financement de sa réforme
Comment promettre une réforme aussi coûteuse tout en prétendant remettre les comptes d’aplomb ? Maintien des seniors dans l’emploi, durcissement de la validation des trimestres, économies sur les dépenses… le RN cherche encore la recette pour 2027