L’ancienne équipe restructuration de Duff & Phelps crée June Partners

Une trentaine de professionnels ont quitté l’antenne parisienne du cabinet de conseil aux entreprises pour monter leur propre structure
Amélie Laurin

Près d’un an après le retrait de cote de Duff & Phelps, racheté par le fonds Carlyle, la majeure partie de l’équipe française a pris son indépendance. Une trentaine de collaborateurs parisiens du cabinet américain lancent aujourd’hui leur propre structure de conseil en restructuration, baptisé June Partners.

«Nous avons entamé des discussions début 2013, à l’annonce du LBO de Duff & Phelps, car nous croyons en notre positionnement sur des métiers qui ne sont pas au cœur de la stratégie du groupe en Europe continentale, explique Marc-Antoine Cabrelli, l’un des cinq associés de June Partners (lire notre rubrique Nominations). Ces derniers avaient quitté Ernst & Young en 2008 pour monter l’activité de restructuration de Duff & Phelps, arrivé en France un an plus tôt. Ils espéraient profiter d’un courant d’affaires amené par les autres entités du groupe, mais les synergies sont restées limitées avec les équipes de restructuring aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, les deux gros marchés du groupe.

Après être déjà sorti du conseil en fusions-acquisitions, le bureau parisien de Duff & Phelps, dirigé par Yann Magnan, se trouve de facto réduit à une quinzaine de professionnels spécialistes de l’évaluation d’actifs, le cœur de métier du groupe. June Partners continue à partager les locaux de Duff & Phelps et les deux entités ont signé un partenariat de trois ans. «Ils passeront par nous pour les dossiers français impliquant leurs clients et nous nous engageons à travailler avec leur réseau international pour servir nos clients», assure Marc-Antoine Cabrelli.

Face aux départements spécialisés des groupes d’audit et aux cabinets indépendants comme Eight Advisory et Accurary, June Partners défend une approche transversale et «très opérationnelle». «Nous sommes présents sur quatre segments: la restructuration et les opérations spéciales, les transaction services (due diligences, ndlr), l’amélioration de la performance financière et enfin le conseil en cash management, levée de dettes et réduction du besoin en fonds de roulement», précise Marc-Antoine Cabrelli.

Stable ces dernières années, l’équipe compte doubler ses effectifs et son chiffre d’affaires en trois ans. Elle compte parmi ses clients les fonds Charterhouse (Elior et Ista), Chequers ou LBO France. Elle accompagne aussi au long cours la direction du distributeur de presse Presstalis dans ses problématiques de financement.

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