L’Allemagne déterre le projet de taxe sur les transactions financières
Le gouvernement allemand remet sur le tapis le projet de taxe européenne sur les transactions financières (TTF). Le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, a soumis à certains de ses partenaires européens « une proposition finale » pour taxer à hauteur de 0,2% les achats d’actions d’entreprises dont la capitalisation boursière dépasse un milliard d’euros, a expliqué le ministère.
Le document a été transmis par Berlin aux neuf autres pays européens qui ont tenté, en vain, ces dernières années, de concrétiser ce projet de TTF : France, Belgique, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Autriche, Slovaquie, Slovénie. Faute de consensus entre ces dix pays, l’idée avait été abandonnée en 2017.
Bruno Le Maire, le ministre français de l’Economie, a indiqué au Handelsblatt accueillir favorablement la proposition allemande, ajoutant qu’elle résultait d’une collaboration étroite avec la France.
« Nous sommes pour la première fois depuis 2011 dans une position qui nous permet d’atteindre un accord dans le cadre de la coopération rapprochée », a affirmé Olaf Scholz dans la lettre transmise à ses homologues. Il espère que la procédure législative européenne pourra être « finalisée rapidement ».
La taxe proposée par Berlin ne concernerait pas les obligations et produits financiers dérivés. Et un certain nombre d’opérations pourraient en être exemptées, notamment les entrées en Bourse ou les fonds de retraites.
En Allemagne, la TTF permettrait de rapporter environ 1,5 milliard d’euros dont une grande partie doit financer l’augmentation du minimum vieillesse décidée en novembre par la coalition gouvernementale.
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