L’activité du secteur privé a moins baissé que prévu en France et en Allemagne
L’activité du secteur privé en France a reculé en septembre, après une forte croissance en août, selon les données définitives publiées jeudi par S&P Global et Hamburg Commercial Bank (HCOB).
L’indice PMI composite du pays s’est établi à 48,6 en septembre, après avoir atteint 53,1 le mois précédent, soit son plus haut niveau depuis mai 2022. L’indice de septembre est toutefois nettement supérieur à la première estimation de S&P Global et HCOB, qui était de 47,4.
Un chiffre supérieur à 50 indique une expansion de l’activité par rapport au mois précédent, tandis qu’un chiffre inférieur à 50 reflète une contraction.
Si l’indice composite de septembre signale un repli modeste de l’activité, cette contraction est toutefois la plus marquée depuis six mois.
Dans le détail, l’indice PMI du secteur des services s’est établi à 49,6 en septembre, après 55 en août. L’indice est supérieur à l’estimation initiale publiée le 23 septembre, qui se situait à 48,3. L’indice PMI du secteur manufacturier, publié le 1er octobre, s’est redressé à 44,6 en septembre, son plus haut niveau depuis juin, après 43,9 en août.
A lire aussi : Michel Barnier s’attaque à la montagne du déficit
L’activité industrielle se dégrade en Allemagne
En Allemagne aussi, l’activité du secteur privé a continué à se détériorer en septembre mais un peu moins qu’estimé initialement, selon les données définitives de S&P Global et HCOB.
L’indice PMI composite du pays est ressorti à 47,5 le mois dernier, son niveau le plus bas depuis sept mois, contre 48,4 en août. L’estimation provisoire publiée le 23 septembre faisait état d’un indice à 47,2 pour le mois dernier.
Dans le détail, l’indice PMI du secteur des services s’est établi à 50,6 en septembre, conformément à l’estimation initiale, soit son plus bas niveau depuis six mois. Il était ressorti à 51,2 en août.
L’indice PMI définitif du secteur manufacturier allemand, publié le 1er octobre, s’est inscrit à 40,6 en septembre, après 42,4 en août.
Au niveau plus global de la zone euro, l’indice PMI composite a été révisé à la hausse à 49,6 pour septembre, contre 48,9 en première lecture, après 51 en août, ce qui indique que l’activité commerciale totale du secteur privé de la zone euro a diminué pour la première fois depuis février.
Les services ont ralenti, à 51,4 après 52,9, et le secteur manufacturier a encore accentué sa contraction, à 45 après 45,8, la demande de biens et services de la zone euro ayant chuté au rythme le plus rapide depuis huit mois, entraînant une réduction plus rapide des bénéfices et des emplois. La confiance des entreprises s’est aussi encore détériorée, baissant encore plus au-dessous de sa moyenne à long terme.
C’est la première fois en 2024 que les trois plus grandes économies de la zone euro – l’Allemagne, la France et l’Italie - ont enregistré des contractions simultanément. En revanche, l’Espagne voit à la fois ses services et son industrie repartir de plus belle.
A lire aussi : L’économie allemande multiplie les signes de faiblesse
Plus d'articles du même thème
-
Le FMI alerte sur trois risques qui pourraient mettre à mal la stabilité financière
Dans son rapport sur la stabilité financière, le Fonds monétaire international en appelle aux gouvernements pour renforcer la résilience du secteur financier face aux dangers que représentent l’IA, la hausse des rendements obligataires et les cyberattaques. Trois risques interdépendants qui pourraient se cumuler. -
L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
Dans un contexte de plus en plus tendu pour la dette française, les investisseurs s'inquiètent des liens entre les banques et l'Etat. Au-delà de la détention de bons du Trésor, il n'est toutefois pas aisé de les établir avec précision. La Banque Postale et les banques mutualistes semblent malgré tout plus exposées que la Société Générale et BNP Paribas. -
Le Conseil d'analyse économique fixe ses priorités pour redresser l’économie française
Dans une note collective, les économistes formulent huit recommandations prioritaires dans les grands domaines de l’action publique avec pour objectifs de transformer le moteur productif et social français et de renforcer la résilience du pays. Le tout sans aggraver le déficit budgétaire.
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- La France a encore des raisons de croire en son économie
- Les banques européennes chutent avec le rebond des taux souverains
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
Contenu de nos partenaires
-
Opération séductionPrésidentielle : à la conquête de la Gen Z
Le mouvement lycéen a fait irruption dans la campagne, plaçant la jeunesse au cœur du débat. Le défi est de séduire une génération plurielle, revendicative et marquée par une forte abstention -
EditorialBudget 2027 : en finir avec le simulacre
Ce simulacre tournera-t-il au massacre ? Eviter le krach financier est désormais l'unique ambition de Matignon. A raison -
Chevalier blancPourquoi l'Etat monte au capital du groupe minier Eramet
L'Agence des participations de l'Etat (APE) va devenir premier actionnaire du groupe minier à l'occasion de sa prochaine augmentation de capital