L’activité de la zone euro résiste grâce au rebond des services
L’indice PMI composite est toujours en zone de contraction, sous 50, mais il s’est amélioré par rapport à son niveau de novembre et dépasse les estimations initiales.
L'indice PMI de la zone euro approche du seuil des 50
-
Crédit Fotolia.
L’activité du secteur privé dans la zone euro s’est encore contractée en décembre mais moins que le mois précédent et qu’estimé initialement, selon les données définitives publiées lundi par S&P Global et Hamburg Commercial Bank (HCOB).
L’indice PMI composite de la zone monétaire s’est établi à 49,6 en décembre, après être ressorti à 48,3 en novembre. L’indice est légèrement supérieur à la première estimation publiée le 16 décembre par S&P Global et HCOB, qui se situait à 49,5.
Un chiffre supérieur à 50 indique une expansion de l’activité par rapport au mois précédent, tandis qu’un chiffre inférieur à 50 reflète une contraction.
Dans le détail, l’indice PMI du secteur des services s’est inscrit à 51,6 en décembre, après 49,5 en novembre. L’indice est un peu supérieur à l’estimation initiale, qui était de 51,4 pour le mois dernier. L’indice PMI du secteur manufacturier, publié le 2 janvier, est ressorti à 45,1 pour décembre, après 45,2 en novembre.
En France, l’activité du secteur privé s’est contractée pour le quatrième mois consécutif en décembre, mais moins qu’estimé initialement. L’indice PMI composite du pays s’est redressé à 47,5 en décembre, après 45,9 en novembre, et il est supérieur à la première estimation de S&P Global et HCOB publiée le 16 décembre, qui était de 46,7.
L’indice du secteur des services s’est établi à 49,3 en décembre dans l’Hexagone, après 46,9 en novembre et nettement au-dessus des 48,2 estimés initialement. L’indice PMI du secteur manufacturier, publié le 2 janvier, s’est établi à 41,9 en décembre, après avoir atteint 43,1 en novembre, ce qui signale la plus forte contraction de l’activité depuis mai 2020.
Outre-Rhin, le PMI composite s’est également amélioré, passant de 47,2 en novembre à 48 en décembre grâce à une nette hausse de l’indice des services qui bascule en terrain positif, à 51,2, après 49,3 le mois précédent et 51 estimé initialement.
L’indice PMI manufacturier définitif confirme sa reprise en juillet à un plus haut depuis avril. Mais la croissance est surtout soutenue par les commandes passées. La dynamique reste faible notamment en France, en Italie et en Espagne. Point positif, les tensions sur les prix diminuent.
L’inflation a légèrement augmenté en zone euro en juillet, moins rapidement que dans l’Hexagone. Dans les deux cas, la hausse des prix est notable dans les services - en parallèle du rebond des prix dans l’énergie - ce qui devrait renforcer les arguments en faveur d’une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.
La croissance des moteurs que sont l’investissement et la consommation reste soutenue. Sans relancer l’inflation sous-jacente en juin, au vu des indices liés aux dépenses PCE également publiés jeudi. De quoi faire patienter les marchés et envisager un nouveau statu quo de la Fed en septembre.
Comme Olivier Faure, la candidate à l'investiture socialiste plaide pour un montant inférieur quand d’autres craignent que le scrutin soit perturbé par des militants insoumis.
Le gouvernement a récemment demandé que soit étudié un « rapprochement » entre l'Institut de recherche pour le développement et le CNRS au nom de la simplification, mais le projet inquiète les membres de cette institution implantée dans plusieurs anciennes aires d'influence de la France