La transmission d’entreprises de taille moyenne décroche en zone euro
La stabilité des valorisations masque mal la déprime du marché. Au deuxième trimestre, les rachats d’entreprises non cotées de taille moyenne (d’une valeur de 15 à 150 millions d’euros) ont chuté dans la zone euro. L’activité de fusions-acquisitions «enregistre une baisse historique de 42% en volume et 45% en valeur atteignant ainsi son plus bas niveau depuis dix ans, selon le dernier baromètre d’Epsilon Research pour le fonds Argos Soditic. Le recul de l’activité LBO ce trimestre est encore plus marqué avec une baisse de 63% en volume et de 82% en valeur».
Ce qui ne change pas, ce sont les valorisations. Pour le deuxième trimestre consécutif, les corporates et les fonds ont fait leurs emplettes à des prix similaires. De mai à fin juin, ils ont déboursé en moyenne 6,7 fois l’Ebitda de leur cible, contre respectivement 6,5 et 6,6 fois trois mois plus tôt (voir le graphique). La valorisation des LBO est redescendue au niveau de mi-2012, tandis que les prix payés par les corporates restent durablement inférieurs aux multiples d’avant mi-2012. La part des LBO remonte : ils représentent 37% des 70 transactions du premier semestre, niveau inégalé depuis 2010.
Autre particularité, avec 40 % du volume total des opérations du semestre, «c’est la première fois depuis 2009 que la France a ce poids dans cet indice, relève Gilles Mougenot, président d’Argos Soditic. Un chiffre difficile à interpréter qui dépend de la qualité de la collecte d’information, mais le faible volume de transactions permet d’avoir un bon niveau de couverture ». L’Italie arrive deuxième (20%), devant l’Allemagne (15%). Beaucoup de cibles sont toutefois très internationalisées, à l’image du français Trescal valorisé 250 millions d’euros lors de son rachat par Axa PE en juin, contre 106 millions en 2010.
{"title":"","image":"80005»,"legend":"Pour le deuxi\u00e8me trimestre cons\u00e9cutif, les corporates et les fonds ont achet\u00e9 \u00e0 des prix similaires»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Le futur président brésilien va hériter d’un contexte économique difficile
Le premier tour de l’élection présidentielle se déroule ce dimanche 4 octobre. Le second tour, trois semaines plus tard, s’annonce disputé. Il opposerait l’actuel président Lula et le fils de Jair Bolsonaro, Flavio. Quel que soit le vainqueur, il sera attendu par les marchés sur sa capacité à stabiliser la dette publique et à réduire des taux prohibitifs. -
Jolt Capital officialise l’acquisition du pôle private equity de Mirova
Avec la reprise de cette activité de Natixis IM, le gérant deeptech étend sa plateforme d’investissement vers l’early growth. -
Investir au Brésil, la promesse exigeante d'une économie à fort potentiel
Le pays a connu un important développement durant la dernière décennie, avec des entreprises solides issues de secteurs diversifiés. Pour les investisseurs, les opportunités ne manquent pas à condition d’étudier sérieusement les trajectoires de croissance.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- TotalEnergies va augmenter son dividende et réduire sa dette
- Le Crédit Agricole et UniCredit envisageraient de se partager l’italien Banco BPM
- Les successions font flamber les rémunérations aux Etats-Unis
Contenu de nos partenaires
-
Troisième acteDésindexer les retraites : faisons les comptes
Chaque semaine, avec l’Opinion, retrouvez les conseils d’Emmanuel Grimaud, président de Maximis et expert en gestion des fins de carrière pour mieux gérer votre troisième partie de vie professionnelle -
Restaurants à Paris : les nouvelles tables incontournables de la rentrée
Entre fusion asiatique, néo-bistrots, speakeasy clandestins et influences italo-japonaises, la scène culinaire parisienne se réinvente cet automne à travers de nouvelles tables audacieuses. -
Face à la colère des lycéens, le gouvernement recule sur les frais d’inscription en BTS et en classe préparatoire
Face au mouvement lycéen qui s’intensifie, l’exécutif est revenu sur l’instauration de frais d’inscription dans les CPGE et les BTS, qui sont aujourd’hui gratuits, a contrario des universités. La mesure aurait permis de rapporter plus de 30 millions d'euros à l'Etat.