La révision du PIB américain offre un léger répit au dollar
Publié le
Patrick Aussannaire
-
Fotolia
Le dollar a profité de la révision à la hausse de la croissance économique aux Etats-Unis au premier trimestre ainsi que d’indicateurs supérieurs aux attentes pour se renforcer de 0,5% face aux 6 autres principales devises et de 0,6% face à l’euro pour repasser sous le seuil de 1,12 de parité. Dans le même temps, le rendement des Treasuries à 10 ans est resté à peu près stable cet après-midi autour d’un niveau de 2,25%, alors que les rendements des titres de la zone euro enregistraient une forte détente comprise entre 3 et 5 points de base (pb).
Le ralentissement de la croissance américaine a finalement été limité à 1,2% en rythme annuel au cours du premier trimestre, contre 0,7% en toute première estimation il y a un mois et 0,9% anticipé par le consensus Reuters. Il s’agit néanmoins du chiffre le plus faible enregistré depuis le premier trimestre 2016.
Les dépenses de consommation des ménages, qui représentent plus des deux tiers du PIB, ont progressé à un rythme de 0,6% malgré un hiver doux qui a pesé sur les dépenses, et l’investissement des entreprises en équipements de 7,2%.
Parallèlement, le département du Commerce a annoncé que les commandes de biens durables hors défense et aéronautique, considérées comme un indicateur des projets d’investissement des entreprises, étaient restées inchangées en avril pour le deuxième mois d’affilée. Le moral des ménages américains mesuré par l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan s’est très légèrement amélioré à 97,1 points au mois de mai, avec un recul de la composante sur leur situation actuelle s’est dégradée à 111,7, mais une hausse des anticipations à 87,7.
Le dernier rapport de stabilité financière analyse le levier croissant des hedge funds sur les marchés obligataires souverains via les stratégies d’arbitrage dites «basis trade». Des positions massives financées par les marchés de «mise en pension» («repo»), qui font peser un risque de ventes forcées et de volatilité accrue en périodes de stress.
Portée par la flambée des cours de l’énergie, la hausse des prix est à son plus haut niveau depuis trois ans aux Etats-Unis. Les dépenses de consommation PCE et le PIB restent également en croissance, mais pas les revenus des ménages Américains. Ce qui oriente plutôt la Fed vers un statut quo monétaire.
La pression sur Donald Trump liée aux élections de mi-mandat, aux marchés et aux munitions (les 3M) devait aboutir à une désescalade rapide du conflit en Iran, et guider des arbitrages qui n’ont pas vraiment eu lieu sur les marchés financiers. De quoi craindre un potentiel enlisement.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Giorgia Meloni semble vouloir privilégier le soutien aux ménages plutôt que le réarmement : Rome envisage de renoncer à une partie des 14,9 milliards d’euros du programme européen SAFE
La Russie a lancé 656 drones et 73 missiles dans plusieurs villes ukrainiennes, mardi 2 juin. L'attaque massive a fait neuf morts, dont quatre à Kiev, et des dizaines de blessés
La loi d'urgence agricole, texte à haut risque pour le gouvernement, a franchi la première étape de son parcours parlementaire dans les temps. L'exécutif assure que le projet de loi en ressort plutôt préservé, malgré des réécritures d'ampleur dictées par LFI et le RN