La qualité des émissions obligataires d’entreprises se détériore
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Les émissions d’obligations d’entreprise ont retrouvé l’an dernier leur plus haut niveau historique, selon l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE). Les entreprises non-financières ont émis l’an dernier un total de 2.100 milliards de dollars (1.940 milliards d’euros) d’obligations, un niveau équivalent au record de 2016, indique l’OCDE dans un rapport. L’encours global de la dette obligataire des entreprises s’élevait à 13.500 milliards de dollars fin 2019, un niveau record et plus de deux fois celui de la fin 2008, constate l’OCDE.
Cette hausse s’est accompagnée d’une dégradation de leur qualité et donc d’une augmentation des risques potentiels en cas de retournement conjoncturel. La part des titres notés BBB, la tranche la plus basse de l’investment grade, représentait 51% de l’ensemble des émissions, contre 39% seulement sur 2000-2007. Les titres high yield 25% des émissions contre environ 20% sur les années précédentes depuis 2010.
L’inflation a faibli en juillet pour le deuxième mois consécutif à 3,4%. La composante sous-jacente diminue également à 2,5%. Des chiffres bien accueillis par les marchés qui renforcent l’idée d’un maintien des taux par la Fed en septembre.
La probabilité d’une hausse de taux comme d’un statu quo en septembre est de 50%, alors que le rebond du pétrole a relancé les craintes d’une inflation persistante malgré un marché du travail au ralenti aux Etats-Unis. Les investisseurs scruteront l’inflation de juillet, publiée ce mercredi.
Après Alphabet sur le marché obligataire, Intel a bouclé une levée de 20 milliards de dollars à Wall Street. Ils ont tous deux profité d’une fenêtre de marché favorable après la correction de juillet. Nvidia a annoncé un accord de 500 milliards avec plusieurs fonds.
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