La publication des stress tests met la pression sur les Landesbanken
La volonté des dirigeants de l’Union européenne de publier les stress tests des banques pour le mois de juillet a jeté le trouble sur la solidité des Landesbanken, les banques publiques régionales allemandes. Sur le papier, celles-ci apparaissent en effet sous-capitalisées par rapport à leurs homologues européennes. Au 31 décembre 2009, leur ratio de fonds propres tier 1 atteignait en moyenne 9,3% et celui des fonds propres «durs», ou equity tier 1 (hors titres hybrides et participations dormantes), s’établissait à 5,9%.
Mais «les Landesbanken bénéficient de soutiens implicites et explicites de la part de leurs actionnaires», nuancent les analystes de KBW, auteurs d’une étude sur ce secteur. D’abord, le risque systémique présenté par ces acteurs semble plus réduit d’un point de vue macroéconomique. La somme des actifs des Landesbanken représente environ 0,7 fois le PIB allemand, une proportion faible par rapport à Credit Suisse ou encore BNP Paribas, dont les seuls actifs représentent respectivement 1,9 et 0,9 fois de PIB de leur pays.
Ainsi, note KBW, les 52 milliards d’euros de ressources non utilisées dont dispose encore le SoFFin (fonds de stabilité financière créé pendant la crise) suffiraient à absorber la perte de l’ensemble de leurs actifs de niveau 3 et à accroître de deux points de pourcentage leurs ratios equity tier 1 par rapport à 2009.
Enfin, la dette de ces établissements a toujours été garantie par l’Etat. Mais, préviennent les auteurs de l’étude, cette garantie s’éteindra en 2015, une mesure imposée par la Commission européenne en 2005. «Cette obligation fixe à 2014 l’échéance des Landesbanken pour prouver au marché qu’elles sont viables en tant qu’établissements indépendants». De quoi en motiver certaines à accélérer leur restructuration.
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