La flambée du pétrole propulse l’inflation américaine au-dessus de 3%
L’indice mensuel des prix à la consommation (CPI) a bondi de 0,9% le mois dernier, a annoncé vendredi le département du Travail, soit la progression la plus importante depuis juin 2022, période où les prix s'étaient envolés en réaction à la guerre entre la Russie et l’Ukraine. En février, les prix à la consommation avaient augmenté de 0,3%.
Sur un an, l’indice CPI a progressé de 3,3% après une hausse de 2,4% en février. Ces chiffres sont conformes aux anticipations des économistes interrogés par Reuters.
Ils sont dus à une forte hausse des prix de l'énergie, la guerre entre les Etats-Unis/Israël et l’Iran ayant fait grimper les cours mondiaux du pétrole brut de plus de 30%. En conséquence, le prix moyen de l’essence au détail a dépassé les 4 dollars le gallon aux Etats-Unis le mois dernier pour la première fois en plus de trois ans.
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Une inflation sous-jacente à 2,6%
Hors composantes volatiles de l’alimentation et de l'énergie, le CPI a augmenté de 0,2% le mois dernier après avoir progressé de 0,2% en février. Cela s’est traduit par une augmentation de 2,6% sur un an de l’indice dit «core CPI» (inflation sous-jacente). Cette hausse modérée, après une progression de 2,5% en février, n’apporte probablement aucun réconfort aux responsables de la banque centrale américaine (Fed), une accélération étant attendue en avril à mesure que les effets secondaires du choc pétrolier se propageront.
Le raffermissement de l’inflation laisse certains économistes penser que la Fed ne réduira pas les coûts d’emprunt cette année, une conviction renforcée par la publication mercredi du compte rendu de la réunion de politique monétaire de la banque centrale des 17 et 18 mars, montrant qu’un groupe croissant de décideurs estimait le mois dernier que des hausses de taux pourraient être nécessaires.
Ce bond de l’inflation fait suite à un net rebond de la croissance de l’emploi le mois dernier, suggérant que le marché du travail reste stable. Des inquiétudes subsistent toutefois quant au fait qu’un conflit prolongé au Moyen-Orient pourrait affaiblir le marché du travail, en particulier si les ménages réagissent à la cherté des prix en réduisant leurs dépenses.
(Avec Reuters)
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