La Fed se montre plus confiante sur le front de l’inflation
La Réserve fédérale a maintenu ses taux directeurs inchangés hier pour la dernière réunion de politique monétaire présidée par Janet Yellen.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Bastien Bouchaud
La probabilité implicite d’une hausse en mars des taux de la Fed atteint 99%.
-
Crédit Fed.
Les marchés n’ont pas été pris de revers. La Réserve fédérale (Fed) a maintenu hier ses taux directeurs dans la fourchette de 1,25% à 1,5% à l’issue de la réunion de son comité de politique monétaire, mais son ton plus optimiste sur l’inflation a cimenté les attentes d’une prochaine hausse de taux en mars.
Le communiqué publié à l’issue de la réunion présente peu de différences par rapport à celui de décembre où la Fed avait relevé pour la troisième fois de l’année d’un quart de point ses taux directeurs. La Réserve fédérale maintient ses perspectives positives sur l’économie américaine, soulignant que «les évolutions dans les domaines de l’emploi, des dépenses de consommation et de l’investissement des entreprises sont soutenues et [que] le taux de chômage est demeuré bas».
Des évolutions sont toutefois notables dans son discours sur l’inflation, dont la faiblesse récurrente a compliqué la tâche de la banque centrale ces derniers mois, la Fed indiquant qu’elle s’attendait à ce que l’inflation «remonte cette année». Elle a par ailleurs écrit que l’inflation allait «probablement se stabiliser autour de son objectif de 2%», un langage plus optimiste qu’en décembre où elle écrivait anticiper que le taux demeure «quelque peu en dessous» de son objectif. La Fed évoque également que «les mesures de compensation de l’inflation basées sur le marché ont augmenté au cours des derniers mois».
Décrivant ses perspectives économiques, la Réserve fédérale a par ailleurs indiqué s’attendre à ce que celles-ci «justifient des hausses graduelles supplémentaires des taux directeurs», incluant pour la première fois le mot «supplémentaires». «Cela leur ouvre la porte à quatre hausses, mais je ne pense pas qu’ils soient décidés encore», estime le chef économiste de Barclays, Michael Gapen. «Cela ferme la porte à deux hausses.» Le message a été bien reçu par les investisseurs. Si les marchés n’anticipent toujours pas plus de trois hausses cette année, la probabilité implicite d’une hausse de taux en mars a été portée à 99%, contre 90% hier.
Le communiqué ne fait pas mention des effets de la réforme fiscale sur l’économie, aussi il faudra attendre la publication des minutes de la réunion le 22 février pour savoir comment le comité en a discuté. Ce dernier a par ailleurs officiellement nommé Jerome Powell à sa tête. Il prendra les rênes de l’institution samedi avant une cérémonie d’investiture lundi. Sa première réunion en tant que gouverneur de la Fed, les 20 et 21 mars, sera suivie d’une conférence de presse.
Le taux d’inflation annuel s’est maintenu aux Etats-Unis en juillet pour le 65e mois consécutif bien au-dessus de l’objectif de 2% de la Réserve fédérale (Fed), le taux mensuel remontant même de 0,1% à 0,2% de manière inattendue. Cela ne devrait toutefois pas inciter la Fed à resserrer sa politique monétaire dans l’immédiat.
A deux jours du Symposium de Jackon Hole, le directeur Stratégie et marchés internationaux chez Natixis IM, également enseignant en économétrie aux Universités Paris Dauphine et Panthéon Sorbonne revient sur les nouvelles pistes de stratégie monétaire lancées par le président de la Réserve fédérale.
La mauvaise dynamique sur les taux américains, qui a notamment poussé le rendement des US Treasuries à 30 ans au-delà de 5,30% depuis mi-août, un sommet inédit depuis 2007, ne semble pas prête de s’inverser. Retour sur les principaux facteurs de risques.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
« Oui je le serai », a répondu le président des Hauts-de-France jeudi, lors d'une table-ronde à la Rencontre des entrepreneurs de France, alors qu'on lui demandait s'il était candidat à la présidentielle.
Ce jeudi, le ministre de l’Économie a annoncé qu’il ne toucherait pas au crédit d'impôt recherche (CIR) et au pacte Dutreil pour le budget de 2027, dans un objectif de stabilité et de visibilité pour les entrepreneurs
Robert Zarader est co-fondateur de l’institut Bona Fidé, un cabinet spécialisé dans la communication politique et les stratégies d’influence. Il juge sévèrement le rapport au macronisme des deux anciens Premiers ministres et désormais candidats