La demande de crédits syndiqués chute dans le monde
La frilosité des banques d’un côté et les besoins plus modestes des entreprises ont entraîné une nouvelle chute des prêts syndiqués au troisième trimestre 2009. 221 milliards de dollars de lignes ont été octroyées par les banques entre juillet et août dans le monde, soit moins de la moitié des montants accordés au premier et au deuxième trimestres, d’après Thomson Reuters. Le recul est de 68 % par rapport au troisième trimestre 2008. Il est encore plus marqué si l’on se base sur 2007, année durant laquelle 4.700 milliards de prêts syndiqués avaient été obtenus par des entreprises dans le monde.
Le marché européen ne fait pas exception. Le volume de prêts syndiqués s’élève à 286 milliards de dollars depuis le début de l’année, contre près de 770 milliards distribués l’an dernier et 1.630 milliard en 2007. En France, 38 opérations ont été recensées pour 57 milliards de dollars en 2009. La plus importante est le crédit syndiqué obtenu par EDF en février pour financer le rachat de British Energy.
Au niveau mondial, le prêt de l’électricien est devancé, en termes de taille, par les lignes obtenues par Gas Natural et Pfizer qui ont respectivement financé avec ces fonds l’acquisition de 43 % d’Union Fenosa et du groupe pharmaceutique Wyeth.
Mais ces trois prêts, liés à des fusions ou à des acquisitions, ne sont pas représentatifs du marché. Le ralentissement des opérations de croissance externe a en effet contribué à la baisse de la demande de crédits syndiqués. En Europe, les lignes liées aux fusions-acquisitions n’ont compté que pour 7 % des montants accordés depuis le début de l’année, contre 22 % l’an dernier. En France, la proportion est passée de près de 40 % en 2008 à 10 % cette année.
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