La défense : nouvel actif refuge face au risque géopolitique ?
On observe un véritable « flight to arms » dans lequel la défense s’impose comme une couverture contre la matérialisation du risque géopolitique en complément de l’or.
Le graphique ci-dessous présente l’évolution des cours de différents paniers d’actions du secteur de la défense aux États-Unis, en Europe et en Asie, ainsi que du cours de l’or depuis 2024. Depuis l’élection de Donald Trump, on constate que les valeurs de défense en Asie et en Europe, et, dans une moindre mesure, l’or, ont fortement surperformé celles américaines.
Ce phénomène s’est amorcé avec les pressions exercées par Washington sur les alliés, qui ont accéléré leur effort budgétaire. Le nombre de pays de l’OTAN atteignant la cible de 2% du PIB en dépenses de défense est passé de 10 en 2023 à 31 en 2025. À l’inverse, en parallèle, le ratio dépenses de défense/PIB des États-Unis a légèrement diminué.
La défense aux cotés de l’or
Plus globalement, la progression du secteur reflète la montée du risque géopolitique mondial (Ukraine, Moyen-Orient, Taïwan, Venezuela, Groenland…). Les indices de risque géopolitique montrent un accroissement sensible des tensions depuis 2022. On observe ainsi à un véritable « flight to arms » : la défense s’impose comme une couverture contre la matérialisation du risque géopolitique en complément de l’or.
Dans un monde divisé en trois sphères d’influence où l’Europe cherche à exister, on peut raisonnablement penser que les tensions géopolitiques vont a minima persister.
Evolution des actions de défense et de l’or depuis 2024
Source : Données journalières du 31/12/2024 au 12/01/2026, rebasées à 100 le 05/11/2024, en EUR, Bloomberg, AAIS. Les paniers de défense européens, américains et asiatiques sont composés de compagnies exposées au secteur de la défense dans chacun de ces pays (indices GS pour l’Europe et les États-Unis, et Barclays pour l’Asie).
Dans le cadre de ses perspectives d’investissement mondiales de mi-année, la banque privée plébiscite une exposition sur les marchés émergents qui sortent d'une très belle année 2025 ainsi qu'au secteur de la défense poussé par la multiplicité des conflits mondiaux.
Avec 72,8 milliards d'euros sous gestion, le groupe de protection sociale paritaire a clôturé fin 2025 son gap de duration. Aurélie Baudhuin, directrice des investissements, décrit une allocation qui évolue vers plus de prudence sans renoncer à une poche de performance ni à une politique ESG engagée sur la biodiversité.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Dimanche, la Chine a fait décoller sa fusée Longue Marche 2-F avec succès. L’engin transportait le vaisseau Shenzhou-23 et trois astronautes vers la station spatiale Tiangong. L’un d’eux va rester une année entière en orbite. Car Pékin voit loin et veut envoyer des humains sur la Lune d’ici 2030
« Magnifica humanitas » (« Humanité magnifique » en latin), la première encyclique du pape Léon XIV est publiée lundi 25 mai. Elle est consacrée à l’intelligence artificielle et pourrait avoir une grande portée dans un temps de révolution technologique