Comme au début des années 2000, la performance des actions américaines apparaît très fragmentée. Si certains y voient un bulle cette situation peut aussi être résorbée par le rattrapage des valeurs en retard.
Dans un contexte de hausse des taux longs et de situation géopolitique toujours détériorée, les marchés européens ont été davantage pénalisés, notamment du fait du risque français et de l’envolée du spread OAT-Bund.
Le graphique ci-dessous décompose le taux américain à 10 ans entre taux réel, anticipations d’inflation et prime de terme. La remontée des rendements depuis 2020 résulte de plusieurs dynamiques successives. En 2021, le soutien budgétaire et les contraintes d’offre ravivent les anticipations d’inflation.
Les actions de style croissance, tout comme celles dans la catégorie des petites capitalisations, sont particulièrement sensibles au contexte de tension sur les taux longs.
Les marchés ont effectué une rotation des petites capitalisations et des valeurs de croissance vers les grandes capitalisations et la value en Europe. Aux États-Unis, la rotation a surtout bénéficié aux petites capitalisations.
Le cycle d’investissement lié à l’IA porté par une poignée d’entreprises américaines, irrigue aujourd’hui toute la chaîne de valeur et a plus que compensé le choc énergétique
Portés par une vague de très bons résultats dans le secteur des semi-conducteurs aux États-Unis, les styles croissance et momentum ont très nettement surperformé
Les indicateurs d'inflation dits «robustes» filtrent les variations extrêmes mais peuvent ne prendre en compte que la moitié du panier de consommation. Ces mesures ont historiquement retardé la détection des phases d’accélération inflationniste.