La découverte d’un vaccin n’aura pas d’effet sur le pétrole avant 2021
Il est peu probable que la demande mondiale de pétrole brut profite du lancement d’un potentiel vaccin contre le covid-19 avant 2021, a rappelé l’Agence internationale de l'énergie (AIE), qui a abaissé ses prévisions de demande annuelle face à la résurgence de l'épidémie. «Il est bien trop tôt pour savoir comment et quand des vaccins permettront de reprendre une vie normale. Pour l’instant, nos prévisions ne prévoient pas d’impact significatif au cours du premier semestre 2021», indique son rapport mensuel publié jeudi.
Les pays de l’OCDE ont légèrement réduit leurs stocks de brut en août et en septembre, mais ceux-ci restent proches des plus hauts atteints au plus fort de la pandémie. Et les reconfinements, notamment en Europe, continuent de maintenir «des fondamentaux trop faibles pour soutenir fermement les prix», détaille l’agence pour justifier sa nouvelle baisse de prévision de la demande 2020 de 400.000 barils/jour (bpj), à 91 millions de barils/jours (mbj), à comparer au 99 mbj en moyenne en 2019.
Le projet de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et des pays alliés (Opep+) de diminuer leur réduction de production de 7,7 à 5,7 mbj à partir de janvier ajoute la menace d’une offre supérieure à la demande, selon l’AIE.
Dans ce contexte, les cours qui étaient remontés lundi (+9%) et mardi (+1%) se sont stabilisés autour de 41,60 dollars le baril pour le contrat Décembre 2020 sur le brut WTI et de 43,60 dollars pour le contrat Janvier 2021 sur le Brent.
Plus d'articles du même thème
-
L’AIE anticipe des tensions durables sur le diesel
L’Agence internationale de l’énergie a alerté sur le risque de persistance des tensions sur le marché du diesel jusqu’à mi-2027, dans son dernier rapport mensuel. -
BP réduit son endettement net d’environ 37% en un seul trimestre
Malgré des dépréciations dans ses activités bas carbone, le groupe britannique a tiré parti d’un contexte favorable dans le raffinage et le trading gazier. -
Malgré les vents contraires, l'économie mondiale devrait continuer à croître de plus de 3%
Le Fonds monétaire international a légèrement revu à la hausse ses prévisions de croissance grâce notamment à l'importance des investissements dans l'IA. Plusieurs éléments menacent toutefois la bonne tenue de l'économie mondiale.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
- Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
- Les marchés monétaires recommencent à inquiéter en zone euro
Contenu de nos partenaires
-
ExpertiseComment le Conseil des prélèvements obligatoires entend éclairer en direct le débat budgétaire
L'organe d'experts considère que la baisse de la surtaxe d'impôt sur les sociétés sur les très grandes entreprises, exceptionnelle, va dans le bon sens. Il défend aussi le coup de rabot sur le régime d'apport-cession, ou la baisse de l'abattement fiscal des retraités -
Fed up !Dette française : le monde perd patience
La France doit réparer d’urgence ses fondations budgétaires avant que les fissures ne s'élargissent et retrouver la confiance qui lui fait défaut, estime la directrice générale du FMI -
Présidentielle 2027 : Glucksmann et Philippe à égalité, derrière Jean-Luc Mélenchon, selon un sondage
Selon un sondage réalisé auprès de 1 390 personnes par Ifop-Fiducial pour LCI et Sud Radio, en cas de candidatures d’Edouard Philippe et de Gabriel Attal, le second tour opposerait Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen