La concurrence s’accroît sur le marché des changes
Pour la septième année consécutive, Deutsche Bank occupe la pole position du classement sur les activités de change réalisé par Euromoney. Fruit d’un sondagé effectué auprès de plus de 13.000 utilisateurs finaux, il confirme la suprématie de la première banque allemande. Cette dernière assiste toutefois à un effritement de sa part de marché, en recul de 2,5 points sur un an, à 15,6%. «Est-ce que la concurrence est plus rude que par le passé? Oui», reconnaît Zar Amrolia, responsable du change chez Deutsche Bank.
Derrière le numéro un, Barclays Capital (BarCap) est parvenu à grappiller une place au détriment d’UBS. «Notre progression à la place de numéro deux montre que notre stratégie fonctionne», assure Nick Howard, responsable de l’activité chez BarCap. Les trois premiers acteurs contrôlent 37% du marché contre 40,5% en 2010.
Ils sont talonnés par trois poursuivants qui ont réussi à consolider leurs positions (JPMorgan), voire à les accroître (Citi a gagné 1,2 point de part marché, HSBC en a pris 1,7). Mais pour KBW, les établissements «historiques» restent en vedette. «(...) Alors que Bâle 3 et la mondialisation encouragent une pénétration accrue du trading électronique, nous voyons les acteurs bien établis, à l’envergure mondiale et qui ont investi à maintes reprises dans des plateformes efficaces comme les mieux placés pour prendre des parts de marché tout en défendant leur rentabilité», estime le courtier. Une analyse que ne renierait pas Deutsche Bank. «Nous effectuons des investissements records, qui j’espère, révolutionneront encore davantage notre activité électronique en 2011», promet Zar Amrolia.
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