La Bourse de Londres consolide son pôle de services d’information
Le London Stock Exchange (LSE) n’a pas perdu de temps. Alors que son directeur général, Xavier Rolet, avait indiqué fin avril étudier «activement des investissements», la Bourse de Londres a finalement mis la main sur la plate-forme d’analyse de placements obligataires et le portefeuille d’indices obligataires de Citigroup. Bouclée contre un montant total de 685 millions de dollars (615 millions d’euros) en numéraire, l’opération devrait générer 48 millions de synergies sur les trois premières années.
La plate-forme d’analyse obligataire de Citigroup, The Yield Book, a été lancée en 1989 par Salomon Brothers et compte aujourd’hui comme clients plus de 350 institutions (gérants, banques, assureurs, fonds de pension, hedge funds, banques centrales). Les indices obligataires de Citigroup, incluant le très utilisé indice gouvernemental World Government Bond Index, affichent quant à eux 300 clients, dont 200 clients buy side. Quelque 2.500 milliards de dollars d’encours utilisent comme référence les indices de Citigroup, ce qui permettra à LSE de porter les siens à près de 15.000 milliards.
Alors que la fusion LSE-Deutsche Börse, bloquée par Bruxelles, aurait pu donner naissance à un géant des indices, cette opération confortera le premier pôle du groupe, dédié aux services d’information. Ce dernier, qui a totalisé 39% des revenus du LSE en 2016, avait notamment bénéficié du rachat de Russell Investments en 2014. L’opérateur boursier a conservé l’activité d’indices Frank Russell, tandis que l’activité de gestion d’actifs a été cédée fin 2015 à TA Associates. Au total, l’activité d’indices génère 80% des revenus du pôle services d’information.
Forte marge opérationnelle
«Bien que le LSE ne fournisse pas la ventilation du résultat opérationnel par division, nous estimons que [la division services d’information] dégage l’une des marges les plus fortes du groupe», écrit UBS dans une note parue avant l’annonce de la Bourse de Londres. En janvier, l’opérateur avait finalisé l’acquisition annoncée en novembre de l’américain Mergent, un spécialiste des données offrant notamment des services d’analyse sur les actions et obligations d’entreprises.
Plus d'articles du même thème
-
«Nous ne voyons pas d’effets de second tour susceptibles de justifier des hausses de taux»
Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM. -
« Si les marges de crédit paraissent peu attrayantes, le taux de rendement global l’est »
Olivier Robert, responsable de l'équipe Fixed Income chez CPR AM -
Les taux américains atteignent leur plus haut niveau depuis un an
Les marchés ont signifié leur déception vendredi après la visite à Pékin du président américain Donald Trump, dont ils espéraient une issue au blocage du détroit d’Ormuz. Entre la hausse des cours du pétrole et les possibles réactions des banques centrales, ou le risque de coûts budgétaires pour les Trésors aux Etats-Unis comme dans de nombreux autres pays, les taux ont grimpé à des plus hauts depuis un an.
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
Choix publicsLe romantisme épuisé de l’élection présidentielle
Aucun démocrate ne doit tolérer que les électeurs ne soient contraints à se prononcer que par défaut ou dépit -
Liste de courseDZ mafia, coopération judiciaire et Christophe Gleizes au programme de la visite de Gérald Darmanin à Alger
Le garde des Sceaux entend « revenir avec des informations et des noms » de profils dangereux du narcotrafic qui se sont mis à l'abri en Algérie -
Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas, a été tué lors d’une frappe israélienne
Samedi 16 mai, Israël a indiqué avoir tué, vendredi, par une frappe ciblée, Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas et l’un des responsables de l'attaque du 7-Octobre