La BCE opte pour le statu quo dans un contexte sanitaire toujours difficile
La Banque centrale européenne (BCE) a laissé jeudi ses taux d’intérêt et ses programmes d’achats d’actifs inchangés, comme anticipé par les économistes.
Dans un communiqué, la BCE a indiqué qu’elle laissait son principal taux de refinancement à 0%, soit le niveau auquel il se trouve depuis mars 2016, et son taux de rémunération des dépôts à -0,5%. La banque centrale a également confirmé ses indications prospectives (forward guidance) sur les taux, indiquant qu’ils resteraient à leurs niveaux actuels ou plus bas jusqu’au retour de l’inflation à un niveau «proche de mais inférieur à 2%».
Le volume du Programme d’achats d’urgence pandémique (PEPP), lancé en mars pour protéger la zone euro contre les répercussions économiques de la crise sanitaire, a été maintenu à 1.850 milliards d’euros et se poursuivra au moins jusqu'à fin mars 2022. La BCE avait augmenté l’enveloppe et la durée de ce programme en décembre.
Le programme d’assouplissement quantitatif (QE) se poursuivra au rythme de 20 milliards d’euros par mois aussi longtemps que nécessaire pour renforcer l’effet accommodant de la politique de taux et prendra fin peu avant le premier relèvement des taux d’intérêt, a indiqué la BCE.
L’institution a répété qu’elle comptait réinvestir la totalité du produit des obligations arrivant à échéance, acquises dans le cadre du QE, pendant une période prolongée après sa première hausse des taux d’intérêt.
Christine Lagarde attendue sur le Covid-19, les vaccins et l’euro
Ce statu quo était très largement attendu par les économistes après le renforcement des mesures de soutien monétaire annoncé en décembre. Les investisseurs n’en seront pas moins attentifs aux éventuels commentaires de la présidente de l’institution, Christine Lagarde, lors de la conférence de presse qui doit débuter à 14h30. Ses propos sur les répercussions économiques de la troisième vague de Covid-19 et des mesures de confinement adoptées pour la maîtriser en zone euro, sur le déploiement des vaccins et sur le niveau de l’euro seront particulièrement surveillés.
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