La BCE fait sauter tous ses plafonds sur les rachats de dette souveraine
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
La présidente Christine Lagarde va devoir travailler à l’amélioration de la communication sur les décision de la BCE.
-
photo ECB (CC BY-NC-ND 2.0)
La Banque centrale européenne (BCE) a fait savoir dans la nuit de mercredi à jeudi à certains opérateurs, sans communiqué officiel clair sur son site Internet, qu’elle n’appliquerait plus ses règles limitant les rachats de dette souveraine dans l’application de son programme d’achats d’urgence (PEPP) de 750 milliards d’euros pour contrer les effets de la pandémie de coronavirus.
La BCE a fait modifier mardi les dispositions juridiques en ce sens dans sa propre réglementation, qui stipule qu’elle ne peut pas racheter plus de 33% de la dette d’un pays dans le cadre de ses achats d’actifs habituels.
Après une offensive venue d’Allemagne, la limite de 33% avait été validée fin 2018 par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), qui avait estimé alors que la BCE ne contrevenait pas à la règle lui interdisant de financer les Etats.
En levant cette limite, «la BCE s’expose à un risque juridique et à un contrecoup politique, mais cette décision historique est en cohésion avec l’annonce initiale du PEPP, qui prévoyait que la BCE puisse revoir ses propres limites», commente Frederik Ducrozet, stratégiste de Pictet Wealth Management.
L’institution de Francfort risque de nouvelles actions en justice de la part des partisans d’une stricte orthodoxie monétaire en Allemagne, où les opposants à l’assouplissement quantitatif ont constamment porté la BCE devant les tribunaux pour ses rachats d’obligations souveraines, l’accusant d’outrepasser ses pouvoirs en finançant directement les Etats.
Jeudi matin, les rendements des dettes souveraines chutaient au fur et à mesure que les marchés intégraient la nouvelle : de -0,29% à -0,33% pour le Bund allemand, de 0,20% à 0,13% pour l’OAT française et surtout de 1,54% à 1,40% pour le BTP à 10 ans italien, qui pourrait profiter particulièrement de cette décision.
La banque centrale suédoise a laissé son taux directeur inchangé à 1,75% tout en laissant la porte ouverte à une hausse de 25 points de base d’ici à la fin de l’année si l’inflation accélère. Elle est intégrée dans les prix de marché.
Le marché de l’emploi britannique continue de montrer des signes de faiblesse, avec un ralentissement des embauches, des emplois vacants au plus bas depuis 2021 et une moindre hausse des salaires. De quoi permettre à la Banque d’Angleterre de maintenir ses taux.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit