La BCE choisit Andrea Enria pour présider le Mécanisme de supervision unique
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Capucine Cousin
Andrea Enria
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Bloomberg
C’est officiel : la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé cet après-midi par communiqué avoir nommé Andrea Enria à la tête du Mécanisme de supervision unique (MSU), l’organe de supervision des banques de la zone euro. Il a été sélectionné dans une short list de candidats compilée par le Conseil des gouverneurs le 26 septembre. Il succèdera le 1er janvier prochain à la Française Danièle Nouy, pour un mandat de cinq ans non renouvelable. Cette dernière a contribué à installer le MSU, dont elle fut la première dirigeante, et qui supervise les 118 plus grands établissements bancaires de la zone euro.
La BCE a informé ce jour le président de la Commission des affaires économiques et monétaires (Econ) du Parlement européen, Roberto Gualtieri, de sa décision, conformément à l’accord interinstitutionnel conclu avec le Parlement européen, ainsi que le président du Conseil des affaires économiques et financières, Hartwig Löger. Pour que sa nomination soit avalisée, «le Conseil de l’Union européenne donnera son approbation définitive après le vote du Parlement», précise la BCE dans un communiqué. Par ailleurs, il sera invité par la commission ECON à une audition publique.
Andrea Enria, 57 ans, préside l’Autorité bancaire européenne depuis 2011. Il l’a emporté devant l’Irlandaise Sharon Donnery, vice-gouverneure de la Banque centrale d’Irlande, qui faisait figure de favorite, avec le soutien de Berlin, ainsi que devant Robert Ophèle, le président de l’Autorité française des marchés financiers (AMF), qui avait passé son audition le 23 octobre.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait, sans doute vers la fin 2026, augmenter de 1% à 2% le ratio des réserves obligatoires (MRR) et relever également les décotes sur les obligations sécurisées conservées pour les banques («retained covered bonds») pour être apportées en garantie. Ces deux mesures réduiraient l’excès de liquidité et, dans le même temps, la capacité des banques à obtenir des financements de la BCE. Avec des répercussions sur leurs futurs besoins.
L’inflation a légèrement augmenté en zone euro en juillet, moins rapidement que dans l’Hexagone. Dans les deux cas, la hausse des prix est notable dans les services - en parallèle du rebond des prix dans l’énergie - ce qui devrait renforcer les arguments en faveur d’une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.
La salve de statistiques officielles publiées jeudi a apporté de bonnes nouvelles sur l’évolution générale de l’économie au deuxième trimestre. La Banque centrale européenne (BCE) sera d’autant plus attentive à l’évolution de l’inflation d’ici à sa réunion monétaire du 10 septembre.
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