La BCE accroît de 500 milliards d’euros ses achats d’actifs
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La prochaine réunion, cruciale, de la BCE se tiendra le 12 septembre.
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Crédit ECB Robert Metsch
La Banque centrale européenne a annoncé jeudi qu’elle accroîtrait de 500 milliards d’euros son programme de rachats d’actifs d’urgence pandémique (PEPP) pour soutenir les économies de la zone euro. Une hausse qui correspond aux attentes du consensus des économistes. Cette nouvelle rallonge porte à 1.850 milliards d’euros le montant de son programme PEPP annoncé en urgence au mois de mars en pleine pandémie de Covid-19 et krach sur les marchés. L’horizon des achats d’actifs réalisés dans le cadre du PEPP est étendu à mars 2022.
Dans son communiqué, la banque centrale précise aussi qu’elle continuera à réinvestir les tombées de son portefeuille d’actifs acquis via le PEPP jusqu'à la fin de 2023 «au moins».
Autre mesure attendue par les marchés, la BCE a modifié les conditions de ses injections de liquidités ciblées à long terme (TLTRO 3) aurpès du secteur bancaire pour continuer à assurer le financement de l'économie. La durée des termes très favorables (taux négatif de -1%) de ces injections sera prolongée de 12 mois, à juin 2022. Trois nouvelles opérations seront menées entre juin et décembre 2021. Enfin, les banques pourront refinancer de la sorte jusqu'à 55% de la valeur des prêts éligibles aux TLTRO, contre 50% aujourd’hui.
La BCE a par ailleurs annoncé l’extension d’autres dispositifs, comme l’assouplissement de ses règles de prise en pension.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait, sans doute vers la fin 2026, augmenter de 1% à 2% le ratio des réserves obligatoires (MRR) et relever également les décotes sur les obligations sécurisées conservées pour les banques («retained covered bonds») pour être apportées en garantie. Ces deux mesures réduiraient l’excès de liquidité et, dans le même temps, la capacité des banques à obtenir des financements de la BCE. Avec des répercussions sur leurs futurs besoins.
L’inflation a légèrement augmenté en zone euro en juillet, moins rapidement que dans l’Hexagone. Dans les deux cas, la hausse des prix est notable dans les services - en parallèle du rebond des prix dans l’énergie - ce qui devrait renforcer les arguments en faveur d’une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.
La salve de statistiques officielles publiées jeudi a apporté de bonnes nouvelles sur l’évolution générale de l’économie au deuxième trimestre. La Banque centrale européenne (BCE) sera d’autant plus attentive à l’évolution de l’inflation d’ici à sa réunion monétaire du 10 septembre.
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