Pas de répit pour les banquiers centraux. La Banque d’Angleterre (BoE) a abaissé ce jeudi son principal taux directeur de 15 points de base, à 0,1%. Elle a également annoncé la reprise de ses achats d’obligations afin de contrer les répercussions économiques de l'épidémie de coronavirus sur les marchés obligataires.
La banque centrale britannique a également relevé le montant de son programme d’achat d’obligations d’Etat et d’entreprises de 200 milliards de livres sterling (216 milliards d’euros), à 645 milliards de livres au total.
Ces décisions ont été prises à la suite d’une réunion extraordinaire de son comité de politique monétaire. « Ces derniers jours, et à l’instar d’un certain nombre d’autres marchés obligataires, les conditions sur le marché des Gilts (bons du Trésor britannique, NDLR) se sont détériorées car les investisseurs ont recherché des instruments à plus court terme, substituts plus proches des réserves très liquides de la banque centrale », a expliqué la banque centrale.
« La majorité des achats d’actifs supplémentaires seront constitués d’obligations d’Etat britanniques. Les achats annoncés [ce jeudi] seront réalisés dès que cela sera possible sur le plan opérationnel, conformément à l’amélioration du fonctionnement du marché. La Banque publiera en temps utile de nouvelles orientations à l’intention du marché», a-t-elle précisé.
Il s’agit d’un sacré baptême du feu pour Andrew Bailey, le nouveau gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE). L’ancien directeur général de l’autorité britannique des marchés financiers (FCA) a pris ses fonctions le 16 mars, en remplacement de Mark Carney.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Banque centrale européenne avaitannoncé une montée en puissance de sa réponse à la crise du coronavirus. D’autres banques centrales, comme la Banque d’Australie, ont aussi modifié leur politique dans la journée.
Confrontée à une longue chute, la monnaie indienne s’est redressée après l’annonce d’une opération de la Banque de réserve de l’Inde. Elle reste fragile, fluctuant au gré de l’évolution des prix du pétrole, en attendant la prochaine réunion de politique monétaire.
Les marchés de taux restent sous pression, notamment les échéances les plus longues, alors que les investisseurs s’inquiètent de l’impact du conflit au Moyen-Orient sur l’inflation mais aussi de l’état des finances publiques. Le plancher japonais ne cesse aussi d’augmenter.
La croissance du PIB a dépassé les attentes en début d’année à +2,1 % en rythme annualisé, mais le deuxième trimestre devrait subir les conséquences du conflit au Moyen-Orient, laissant la banque centrale en position d’attente.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Fervent trumpiste, le président Karol Nawrocki, en guerre larvé avec le gouvernement polonais, a obtenu un traitement de faveur crucial de la Maison-Blanche