La Banque d’Angleterre craint les conséquences du Brexit sur l’économie britannique
Alors qu’il n’est même pas encore vraiment négocié, le Brexit fait craindre ses effets sur la croisssance britannique. La Banque d’Angleterre (BoE), dont le Comité de politique monétaire s’est réuni jeudi, a laissé entrevoir son inquiétude en maintenant à son niveau historiquement bas son principal taux d’intérêt à 0,25%, par 6 voix contre 2 seulement (5 contre 3 en juin).
Désormais, les perspectives d’un resserrement monétaire pourraient être repoussées au troisième trimestre 2018. En attendant la BoE n’a pas modifié, jeudi, ses achats d’actifs ni sa politique de soutien au crédit.
Avec la perspective d’une sortie de l’Union européenne, la Grande-Bretagne attire moins les investissements des entreprises, ce qui se traduira inéluctablement par un ralentissement de l’activité et un affaiblissement de l’inflation, a prévenu le gouverneur de la BoE, Mark Carney. «Nous voyons cela directement dans les chiffres macro-économiques», a-t-il souligné.
La BoE s’attend à une croissance de 1,7% en 2017 au lieu de 1,9% auparavant du fait du moindre pouvoir d’achat des ménages. Pour 2018, la prévision est revenue à 1,6% au lieu de 1,7%. Elle a en revanche été maintenue à 1,8% pour 2019. La BoE s’attend désormais à une hausse des salaires de 3% en 2018 et 3,25% en 2019, soit 0,5 point de pourcentage de moins que dans les prévisions antérieures.
Concernant l’inflation, les prévisions ont été ramenées à moins de 2,6% à horizon d’un an, toujours supérieur à la cible de la BoE, après un pic attendu autour de 3% en octobre.
Selon les économistes de la banque américaine Citi, la BoE est sans doute plus préoccupée qu’elle ne le laisse paraître par les risques de Brexit désordonné. Pour Tom di Galoma, managing director chez Seaport Global holdings à New York, la BoE a délivré un message «plutôt dovish. Ils sont de nouveau en train de faire machine arrière».
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